Les plus petits esprits ont les plus gros préjugés
Un réveil d'enfants, c'est une ouverture de fleurs ; il semble qu'un parfum sorte de ces fraîches âmes
Or, voilà cinq semaines au moins, six peut-être, je n'ose compter, que je suis dans ce cabanon de Bicêtre, et il me semble qu'il y a trois jours c'était jeudi.
Mais si l'on ne peut pardonner, cela ne vaut pas la peine de vaincre.
Monseigneur, nous faisons un assemblage infâme, j'ai l'habit du laquais, et vous en avez l'âme !
Le peuple donne son sang et son argent, moyennant quoi on le mène.
Il y a deux choses qu'il n'est pas aisé de trouver sous le ciel c'est un Italien sans poignard, et une Italienne sans amant.
A ses pieds ce qu'on peut cultiver et cueillir ; sur sa tête ce qu'on peut étudier et méditer ; quelques fleurs sur la terre et toutes les étoiles dans le ciel.
Aujourd'hui, je refais ainsi la définition de la Révolution : Une grande lumière mise au service d'une grande justice.
L'ombre est noire toujours même tombant des cygnes.
Voici, pourtant. Je suis un voleur et un assassin j'ai volé et j'ai tué. Mais pourquoi ai-je volé ? Pourquoi ai-je tué ? Posez ces deux questions à côté des autres, messieurs les jurés.
Qui regarde au fond de Paris a le vertige. Rien de plus fantasque, rien de plus tragique, rien de plus superbe.
Mais si grand que soit le bonheur de cette immense victoire inespérée, on pleure tant de morts qu'une certaine forme de gaieté n'est pas la forme de célébration qu'on préférerait.
Traverser le tumulte, la rumeur, le rêve, la lutte, le plaisir, le travail, la douleur, le silence ; se reposer dans le sacrifice, et, là, contempler Dieu ; commencer à Foule et finir à Solitude, n'est-ce pas, les proportions individuelles réservées, l'histoire de tous ?
Commencer à Foule et finir à Solitude, n'est-ce pas, les proportions individuelles réservées, l'histoire de tous ?
Le peuple n'est pas digne de la doctrine, le peuple n'étant qu'une multitude d'insensés...
La transformation de la foule en peuple ; profond travail.
Hier vous n'étiez qu'une foule : - \r\nVous êtes un peuple aujourd'hui !
Soyez fiers ! vous avez fait autant que vos pères. - \r\nLes droits d'un peuple entier, conquis par tant de guerres, - \r\nVous les avez tirés tout vivants du linceul. - \r\nJuillet vous a donné, pour sauver vos familles, - \r\nTrois de ces beaux soleils qui brûlent les bastilles : - \r\nVos pères n'en ont eu qu'un seul !
Immensité de la nuit. Les crimes viennent des ténèbres. Conseils horribles de l'obscurité.
La foule, c'est l'ébauche à côté du décombre ; - \r\nC'est le chiffre, ce grain de poussière du nombre ; - \r\nC'est le vague profil des ombres dans la nuit ; - \r\nLa foule passe, crie, appelle, pleure, fuit ;
Quand un poing monstrueux, de l'ombre où l'horreur flotte - \r\nSort, tenant aux cheveux la tête de Charlotte - \r\nPâle du coup de hache et rouge du soufflet, - \r\nC'est la foule ; et ceci me heurte et me déplaît ; - \r\nC'est l'élément aveugle et confus ; c'est le nombre ; - \r\nC'est la sombre faiblesse et c'est la force sombre.
O genre humain ! lumière et nuit ! chaos des âmes. - \r\nLa multitude peut jeter d'augustes flammes. - \r\nMais qu'un vent souffle, on voit descendre tout à coup - \r\nDu haut de l'honneur vierge au plus bas de l'égout - \r\nLa foule, cette grande et fatale orpheline ; - \r\nEt cette Jeanne d'Arc se change en Messaline.
Un monde, s'il a tort, ne pèse pas un juste ; - \r\nTout un océan fou bat en vain un grand coeur.
O multitude, obscure et facile au vainqueur, - \r\nDans l'instinct bestial trop souvent tu te vautres, - \r\nEt nous te résistons ! Nous ne voulons, nous autres, - \r\nAyant Danton pour père et Hampden pour aïeul, - \r\nPas plus d'un tyran Tous que du despote Un Seul.\r\n
Œuvres de Victor Hugo
A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849