O genre humain ! lumière et nuit ! chaos des âmes. - \r\nLa multitude peut jeter d'augustes flammes. - \r\nMais qu'un vent souffle, on voit descendre tout à coup - \r\nDu haut de l'honneur vierge au plus bas de l'égout - \r\nLa foule, cette grande et fatale orpheline ; - \r\nEt cette Jeanne d'Arc se change en Messaline.

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Quand le poète peint l'enfer, il peint sa vie.
Gardez-vous un amour pour vos jours de vieillesse. Allumez de bonne heure un feu pour votre hiver.
Georgette ne faisait pas de phrases. C'était une penseuse; elle parlait par apophtegmes. Elle était monosyllabique.
O Dieu! ne reprends pas ceux que ta flamme anime.
On voit les qualités de loin et les défauts de près.
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Quant à flatter la foule, ô mon esprit, non pas ! - \r\n\r\nAh ! le peuple est en haut, mais la foule est en bas,
La foule, c'est l'ébauche à côté du décombre ; - \r\nC'est le chiffre, ce grain de poussière du nombre ; - \r\nC'est le vague profil des ombres dans la nuit ; - \r\nLa foule passe, crie, appelle, pleure, fuit ;
Quand un poing monstrueux, de l'ombre où l'horreur flotte - \r\nSort, tenant aux cheveux la tête de Charlotte - \r\nPâle du coup de hache et rouge du soufflet, - \r\nC'est la foule ; et ceci me heurte et me déplaît ; - \r\nC'est l'élément aveugle et confus ; c'est le nombre ; - \r\nC'est la sombre faiblesse et c'est la force sombre.
Un monde, s'il a tort, ne pèse pas un juste ; - \r\nTout un océan fou bat en vain un grand coeur.
O multitude, obscure et facile au vainqueur, - \r\nDans l'instinct bestial trop souvent tu te vautres, - \r\nEt nous te résistons ! Nous ne voulons, nous autres, - \r\nAyant Danton pour père et Hampden pour aïeul, - \r\nPas plus d'un tyran Tous que du despote Un Seul.\r\n