La photographie, c'est le photographe. Nous ne disons plus que c'est un métier : c'est un art. C'est mieux qu'un art, c'est un phénomène solaire où l'artiste collabore avec le soleil.
Auteur
Alphonse de Lamartine
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· biographie ↗
Il n'y a d'homme complet que celui qui a beaucoup voyagé, et qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie.
Rien n'est vrai, rien n'est faux; tout est songe et mensonge. - Illusion du coeur qu'un vain espoir prolonge.
La gloire efface tout, tout excepté le crime.
La mort fut de tout temps l'asile de la gloire.
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse, - Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur, - S'envolent loin de nous de la même vitesse - Que les jours de malheur ?
Jusqu'à ce que la Mort, ouvrant son aile immense, - Engloutisse à jamais dans l'éternel silence - L'éternelle douleur.
Prends ton vol, ô mon âme, et dépouille tes chaînes! - Déposer le fardeau des misères humaines, - Est-ce donc là mourir?
C'est la saison où tout tombe - Aux coups redoublés des vents; - Un vent qui vient de la tombe - Moissonne aussi les vivants.
Quoique jeune sur la terre, - Je suis déjà solitaire - Parmi ceux de ma saison.
La voile passe et repasse - Mais de son étroit espace - Leur âme ne revient pas.
Quel que soit le destin que couve l'avenir - Terre, enveloppe-toi de ton grand souvenir! - Que t'importe où s'en vont l'empire et la victoire, - Il n'est point d'avenir égal à ta mémoire!
Un changement divin se fit dans tout mon être - Quand je me relevai de terre, j'étais prêtre.
Pourquoi nous disputer la montagne ou la plaine? - Notre tente est légère, un vent va l'enlever; - La table où nous rompons le pain est encor pleine, - Que la mort, par nos noms, nous dit de nous lever!
Il n'y a d'homme complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie.
Redoutant le néant, et lasse de souffrir, - Hélas ! tu crains de vivre et trembles de mourir !
La poésie, c'est le chant intérieur. Que penseriez-vous d'un homme qui chanterait du matin au soir ? Je n'ai fait des vers que comme vous chantez en marchant quand vous êtes seul débordant de force dans les roules solitaires de vos bois.
Je passe quelques heures assez douces à épancher sur le papier, dans ces mètres qui marquent la cadence et le mouvement de l'âme, les sentiments, les souvenirs, les tristesses, les impressions dont je suis plein.
L'homme est comme l'arbre qu'on secoue pour en faire tomber ses fruits : on n'ébranle jamais l'homme sans qu'il en tombe des pleurs.
Il semble que la parole soit la seule prédestination de l'homme et qu'il ait été créé pour enfanter des pensées, comme l'arbre pour enfanter son fruit.
L'esprit a sa puberté comme le corps.
L'homme a beau regarder et embrasser l'espace, la nature entière ne se compose pour lui que de deux ou trois points sensibles auxquels toute son âme aboutit. Otez de la vie le coeur qui vous aime, qu'y reste-t-il ?
Un nuage sur l'âme couvre et décolore plus la terre qu'un nuage sur l'horizon. Le spectacle est dans le spectateur.
Mais pourquoi m'entraîner vers ces scènes passées ? - Laissons le vent gémir et le flot murmurer ; - Revenez, revenez, ô mes tristes pensées ! - Je veux rêver et non pleurer !
Remontez, remontez à ces heures passées ! - Vos tristes souvenirs m'aident à soupirer ! - Allez où va mon âme ! - Allez, ô mes pensées, - Mon coeur est plein, je veux pleurer !
Œuvres de Alphonse de Lamartine
A la Chambre des Députés, 10 janvier 1839.Confidences (1849)Correspondance, 1836Cours familier de littératureCours familier de littérature (1856)Cours familier de littérature (1856), La vigne et la maisonDiscours, 25 février 1848Discours, 25 février 1848.Fior d'Aliza (1863)GraziellaGraziella (1852)Graziella (1852), II, 13Graziella (1852), II, 16Graziella (1852), III, 15Harmonies poétiques et religieusesHarmonies poétiques et religieuses (1830)Harmonies poétiques et religieuses (1830), I, 8, Hymne du soir dans les templesHarmonies poétiques et religieuses (1830), I, InvocationHarmonies poétiques et religieuses (1830), II, 1, Pensée des mortsHarmonies poétiques et religieuses (1830), II, 14, Le premier regret