Je passe quelques heures assez douces à épancher sur le papier, dans ces mètres qui marquent la cadence et le mouvement de l'âme, les sentiments, les souvenirs, les tristesses, les impressions dont je suis plein.

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Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières, - Vains objets dont pour moi le charme est envolé ? - Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères, - Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !
Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole, - Les anges amoureux se parlent sans parole, - Comme les yeux aux yeux.
Pour tout peindre, il faut tout sentir.
Je ne veux pas d'un monde où tout change, où tout passe: - Où, jusqu'au souvenir, tout s'use et tout s'efface; - Où tout est fugitif, périssable, incertain; - Où le jour du bonheur n'a pas de lendemain!
Il est un nom caché dans l'ombre de mon âme, - Que j'y lis nuit et jour et qu'aucun oeil n'y voit, - Comme un anneau perdu que la main d'une femme - Dans l'abîme des mers laissa glisser du doigt.
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La poésie, c'est le chant intérieur. Que penseriez-vous d'un homme qui chanterait du matin au soir ? Je n'ai fait des vers que comme vous chantez en marchant quand vous êtes seul débordant de force dans les roules solitaires de vos bois.