Œuvre

Harmonies poétiques et religieuses (1830)

On s'arrête, on s'assied, on voit passer la foule.
O vertu, ton aspect est plus fort que la tombe.
Et chaque souffle enfin que j'exhale ou j'aspire.
Le soir est près de l'aurore; - L'astre à peine vient d'éclore - Qu'il va terminer son tour.
Voilà l'enfant des chaumières - Qui glane sur les bruyères - Le bois tombé des forêts.
L'astre à peine vient d'éclore - Qu'il va terminer son tour.
Et quand sur cette mer, las de chercher sa route, - Du firmament splendide il explore la voûte, - Des astres inconnus s'y lèvent à ses yeux.
Je fondais sur le sable et je semais sur l'onde.
L'une sort du matin et chante avec l'aurore, - L'autre gémit le soir un triste et long adieu.