Auteur

Alphonse de Lamartine

L'oubli seul désormais est ma félicité. - Mon coeur est en repos, mon âme est en silence; - Le bruit lointain du monde expire en arrivant, - Comme un son éloigné qu'affaiblit la distance.
Toute saison, tout ciel, sont bons quand on est deux; - Qu'importe aux coeurs unis ce qui change autour d'eux? - L'un à l'autre ils se font leur temps, leur ciel, leur monde.
Ma vie à ta vie enchaînée, - Qui s'écoule comme un seul jour, - Est une coupe toujours pleine, - Où mes lèvres à longue haleine. - Puisent l'innocence et l'amour.
J'ai voulu en vain me le cacher à moi-même, j'ai voulu en vain te le cacher toujours. Je peux mourir, mais je ne peux pas aimer un autre que toi. Ils ont voulu me donner un fiancé, c'est toi qui es le fiancé de mon âme!
Enlacé dans tes bras, quand tu me dis: Je t'aime; - Quand mes yeux enivrés se soulèvent vers toi, - Nul mortel sous les cieux n'est plus heureux que moi!
Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole, - Les anges amoureux se parlent sans parole, - Comme les yeux aux yeux.
Tout mortel a le sien: cet ange protecteur, - Cet invisible ami veille autour de son coeur, - L'inspire, le conduit, le relève s'il tombe,.
Il semble que la parole soit la seule prédestination de l'homme et qu'il ait été créé pour enfanter des pensées comme l'arbre pour enfanter son fruit.
La démocratie est l'égalité, c'est-à-dire la participation à droit égal, à titre égal à la délibération des lois et au gouvernement de la nation.
Que celui qui l'a fait t'explique l'univers: - Plus je sonde l'abîme, hélas! plus je m'y perds.
Dans l'extase de joie où son coeur s'abîmait, - Il lui semblait que tout aimait ce qu'il aimait, - Que tout, autour de lui, partageait son ivresse.
Éternité, néant, passé, sombres abîmes, - Que faites-vous des jours que vous engloutissez !
La poésie n'était pas mon métier; c'était un accident, une aventure heureuse, une bonne fortune dans ma vie.
Nous n'avons à nous que le jour d'aujourd'hui.
C'est peu de croire en toi, bonté, beauté suprême; - Je te cherche partout, j'aspire à toi, je t'aime.
Je ne veux pas d'un monde où tout change, où tout passe: - Où, jusqu'au souvenir, tout s'use et tout s'efface; - Où tout est fugitif, périssable, incertain; - Où le jour du bonheur n'a pas de lendemain!
Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime; - Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours.
Le cours du fleuve est moins capricieux - Que le coeur d'un enfant pris d'amour par les yeux.
Marat était le représentant du prolétariat moderne, sorte d'esclavage tempéré par le salaire. Il introduisait sur la scène politique cette multitude jusque-là reléguée dans son impuissance.
Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie, - Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui, - Je me retourne encore, et d'un regard d'envie - Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui.
L'homme se plaît à remonter à sa source: le fleuve n'y remonte pas.
Pendant qu'il en est temps, pendant qu'il vibre encore, - Venez, venez bercer ce coeur qui vous implore.
Un être où de deux coeurs que l'amour fond ensemble - L'être se multiplie en un qui leur ressemble!
Tirant tout de soi seul, rapportant tout à soi, - Sa volonté suprême est sa suprême loi.
Voici l'heure où je viens, à la chute des jours, - Me glisser sous la voûte obscure, - Et chercher, au moment où s'endort la nature, - Celui qui veille toujours!

Œuvres de Alphonse de Lamartine

A la Chambre des Députés, 10 janvier 1839.Confidences (1849)Correspondance, 1836Cours familier de littératureCours familier de littérature (1856)Cours familier de littérature (1856), La vigne et la maisonDiscours, 25 février 1848Discours, 25 février 1848.Fior d'Aliza (1863)GraziellaGraziella (1852)Graziella (1852), II, 13Graziella (1852), II, 16Graziella (1852), III, 15Harmonies poétiques et religieusesHarmonies poétiques et religieuses (1830)Harmonies poétiques et religieuses (1830), I, 8, Hymne du soir dans les templesHarmonies poétiques et religieuses (1830), I, InvocationHarmonies poétiques et religieuses (1830), II, 1, Pensée des mortsHarmonies poétiques et religieuses (1830), II, 14, Le premier regret