Œuvre

Méditations poétiques (1820), le Vallon

L'oubli seul désormais est ma félicité. - Mon coeur est en repos, mon âme est en silence; - Le bruit lointain du monde expire en arrivant, - Comme un son éloigné qu'affaiblit la distance.
Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime; - Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours.
Mon coeur, lassé de tout, même de l'espérance, - N'ira plus de ses voeux importuner le sort ; - Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance, - Un asile d'un jour pour attendre la mort.