Mon coeur, lassé de tout, même de l'espérance, - N'ira plus de ses voeux importuner le sort ; - Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance, - Un asile d'un jour pour attendre la mort.

À lire aussi de Alphonse de Lamartine

Pendant qu'il en est temps, pendant qu'il vibre encore, - Venez, venez bercer ce coeur qui vous implore.
Cependant, s'élançant de la flèche gothique, - Un son religieux se répand dans les airs: - Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique - Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.
Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire ; - Là, je retrouverais et l'espoir et l'amour, - Et ce bien idéal que toute âme désire, - Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour ! - Que ne puis-je, porté sur le char de l'Aurore, - Vague objet de mes vœux, m'élancer jusqu'à toi ! - Sur la terre d'exil pourquoi resté-je encore ? - Il n'est rien de commun entre la terre et moi.
O temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! - Suspendez votre cours : - Laissez-nous savourer les rapides délices - Des plus beaux de nos jours !
Que celui qui l'a fait t'explique l'univers: - Plus je sonde l'abîme, hélas! plus je m'y perds.
Toutes les citations de Alphonse de Lamartine →

Dans la même œuvre

L'oubli seul désormais est ma félicité. - Mon coeur est en repos, mon âme est en silence; - Le bruit lointain du monde expire en arrivant, - Comme un son éloigné qu'affaiblit la distance.
Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime; - Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours.