Mes amis, retenez ceci, il n'y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n'y a que de mauvais cultivateurs.
L'homme qui lutte pour la justice et la vérité trouvera toujours le moyen d'accomplir son devoir tout entier.
Le but de l'art est presque divin : ressusciter s'il fait l'histoire ; créer, s'il fait de la poésie.
La puissance du poète est faite d'indépendance.
Par Dieu, - fixons encore le sens de ce mot, - nous entendons l'infini vivant.
Dans les plis de leur dogme ils ont la sombre nuit.
Homme, contente-toi de cette soif béante ; - Mais ne dirige pas vers Dieu ta faculté - D'inventer de la peur et de l'iniquité, - Tes catéchismes fous, tes corans, tes grammaires, - Et ton outil sinistre à forger des chimères.
Où rampe la raison, l'honnêteté périt.
Toutes les religions sont fausses par la surface qui est le dogme, et vraies par le fond qui est Dieu. La meilleure des religions ne parvient qu'à diminuer Dieu.
Dans les temps de peu de croyance, où les religions à force de fautes ont fini par ébranler Dieu dans l'âme humaine, le premier devoir du penseur, c'est de faire des actions affirmantes.
On ne tourmente pas les arbres stériles et desséchés ; ceux-là seulement sont battus de pierres dont le front est couronné de fruits d'or.
Une vie éminente est sujette aux orages ; - La foudre a des éclats, le ciel a des nuages - Qui ne s'arrêtent qu'aux grands monts !
Le grand homme en souffrant s'élève au rang des justes. - La gloire en ses trésors augustes - N'a rien qui soit plus beau qu'un laurier foudroyé !
Elle dormait de ce sommeil d'absolue confiance propre à son âge. Les bras des mères sont faits de tendresse ; les enfants y dorment profondément.
Rêveurs, tristes, joyeux, amers, sinistres, doux, - Sombre peuple, les mots vont et viennent en nous ; - Les mots sont les passants mystérieux de l'âme.
Le coeur est toujours jeune et peut toujours saigner.
Tous ces jeunes oiseaux, - A l'aile vive et peinte, au langoureux ramage, - Ont un amour qui mue ainsi que leur plumage. - Les vieux, dont l'âge éteint la voix et les couleurs, - Ont l'aile plus fidèle, et, moins beaux, sont meilleurs.
Tu dis vrai. Le bonheur, amie, est chose grave. - Il veut des coeurs de bronze et lentement s'y grave. - Le plaisir l'effarouche en lui jetant des fleurs. - Son sourire est moins près du rire que des pleurs.
Celui dont le flanc saigne a meilleure mémoire. - L'affront que l'offenseur oublie en insensé - Vit et toujours remue au coeur de l'offensé.
Dis moi : je t'aime ! Hélas ! Rassure un coeur qui doute, - Dis-le moi ! Car souvent avec ce peu de mots - La bouche d'une femme a guéri bien des maux.
Le poète ne doit avoir qu'un modèle, la nature ; qu'un guide, la vérité.
Ce qui fait qu'il est bon d'avoir été proscrit. Je sauverais Judas si j'étais Jésus-Christ.
Le temps est l'architecte, le peuple est le maçon.
J'ai dit à Dieu : Seigneur, jugez où nous en sommes ; - Considérez la terre et regardez les hommes. - Ils brisent tous les noeuds qui devaient les unir. - Et Dieu m'a répondu : Certes, je vais venir.
Les langues ni le soleil ne s'arrêtent plus. Le jour où elles se fixent, c'est qu'elles meurent.
Œuvres de Victor Hugo
A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849