Rêveurs, tristes, joyeux, amers, sinistres, doux, - Sombre peuple, les mots vont et viennent en nous ; - Les mots sont les passants mystérieux de l'âme.

À lire aussi de Victor Hugo

Quand on n'est pas intelligible, c'est qu'on n'est pas intelligent.
Quant l’ortie est jeune, la feuille est un légume excellent ; quand elle vieillit, elle a des filaments et des fibres comme le chanvre et le lin. La toile d’ortie vaut la toile de chanvre. Hachée, l’ortie est bonne pour la volaille ; broyée, elle est bonne pour lès bêtes à cornes, La graine de l’ortie mêlée au fourrage donne du luisant au poil des animaux ; la racine mêlée au sel produit une belle couleur jaune. C’est du reste un excellent foin qu’on peut faucher deux fois. Et que faut-il à l’ortie ? Peu de terre, nul soin, nulle culture. Seulement la graine tombe à mesure qu’elle mûrit, et est difficile à récolter. Avec quelque peine qu’on prendrait, l’ortie serait utile ; on la néglige, elle devient nuisible. Alors on la tue. Que d’hommes ressemblent à l’ortie ! — Il ajouta après un silence : Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs.
Car le péril croissant n'est pour l'âme autre chose - Qu'une raison de croître en courage, et la cause - S'embellit, et le droit s'affermit, en souffrant, - Et l'on semble plus juste alors qu'on est plus grand.
Un grand artiste, c'est un grand homme dans un grand enfant.
Le permanent et l'immuable subsistent. On s'aime, on se sourit, on se rit, on se fait des petites moues avec le bout des lèvres, on s'entrelace les doigts des mains, on se tutoie, et cela n'empêche pas l'éternité.
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Chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière.
L'amour fait songer, vivre et croire - Il a pour réchauffer le coeur - Un rayon de plus que la gloire, - Et ce rayon, c'est le bonheur.
Je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire.
Sur le Racine mort, le Campistron pullule!
Car le mot, c'est le Verbe, et le Verbe, c'est Dieu.