Il vient du dehors dans la chambre un chambard de choses humaines - \r\nLe clair claquement d'un volet Le jour qui reprend son domaine - \r\nDes pas d'asphalte Un enrouement brutal de la rue et des roues - \r\nDes freins des voix un brimbalement de poubelles qui s'ébrouent

À lire aussi de Louis Aragon

On peut mesurer l'influence et la force d'un esprit à la quantité de bêtises qu'il fait éclore.
Tout de même la littérature est une affaire sérieuse, pour un pays, elle est, au bout du compte, son visage.
Celui qui croyait au ciel - Celui qui n'y croyait pas - Tous deux adoraient la belle - Prisonnière des soldats - Lequel montait à l'échelle - Et lequel guettait en bas - Celui qui croyait au ciel - Celui qui n'y croyait pas.
Rêves, rêves, rêves sur les lèvres de l'amour, sur les chiffres du bonheur, sur les sanglots de l'attention, sur les signaux de l'espoir, dans les chantiers où se résigne un peuple auprès des pioches.
Paris s'éveille et moi pour retrouver ces mythes - \r\nQui nous brûlaient le sang dans notre obscurité - \r\nJe mettrai dans mes mains mon visage irrité - \r\nQue renaisse le chant que les oiseaux imitent - \r\nEt qui répond Paris quand on dit liberté
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Il est plus facile de mourir que d'aimer. - C'est pourquoi je me donne le mal de vivre. - Mon amour...
Quand tu dors dans mes bras je peux longuement caresser ton âme - \r\nAinsi tu ne m'as pas quitté je t'ai retenue ô ma femme - \r\nSi légère à mes bras fermés qui dors dans ton souffle léger - \r\nTu ne m'as pas quitté pour un songe tu n'y as pas songé -
Quand tu dors dans mes bras je peux longuement caresser ton âme.
Si légère que je craignais que le moindre souffle t'emporte - \r\nEt que je fermais bien mes bras de peur que ton âme n'en sorte - \r\nTu ne m'as pas quitté mon âme et mes bras ô ma bien-aimée - \r\nSont demeurés autour de toi fermés comme un anneau fermé
Comme tu es légère légère en ton sommeil puéril - \r\nAbandonnée et confiante abandonnée à tes périls - \r\nO léger souffle de ma vie ô douce à veiller cœur sans bruit - \r\nÉmerveillé que je te garde et te regarde dans la nuit