Œuvre
Traité du style (1928)
La critique, c'est le bagne à perpétuité.
Le propre du génie est de fournir des idées aux crétins une vingtaine d'années plus tard.
On sait que le propre du génie est de fournir des idées aux crétins une vingtaine d'années plus tard.
On demande d'ailleurs à voir un homme désintéressé. Drôle d'eunuque. Et puis, si j'étais désintéressé, ce serait probablement au profit de quelqu'un qui ne le serait pas, désintéressé.
On peut mesurer l'influence et la force d'un esprit à la quantité de bêtises qu'il fait éclore.
Oui je lis, j'ai ce ridicule. j'aime les beaux poèmes, les vers bouleversants et tout l'au-delà de ces vers. Je suis comme pas un sensible à ces pauvres mots merveilleux laissés dans notre nuit par quelques hommes que je n'ai pas connus. J'aime la poésie.
Je demande à ce que mes livres soient critiqués avec la dernière rigueur, par des gens qui s'y connaissent, et qui sachant la grammaire et la logique, chercheront sous le pas de mes virgules les poux de ma pensée dans la tête de mon style.
Paradis artificiels. C'est un pléonasme.
Bien écrire, c'est comme marcher droit.
Quand vous lisez ce que j'écris, ne l'oubliez pas, la vie est un langage, l'écriture un tout autre. Leurs grammaires ne sont pas interchangeables. Verbes irréguliers.