Auteur

Louis Aragon

A toute erreur des sens correspondent d'étranges fleurs de raison.
C'est à la poésie que tend l'homme. - Il n'y a de connaissance que du particulier. - Il n'y a de poésie que du concret.
C'est un grand moment de la vie d'un peuple que celui où tout le monde, ou presque tout le monde, s'applique à employer les mots dans leur sens véritable.
De la femme vient la lumière.
En étrange pays dans mon pays lui-même - Je sais bien ce que c'est qu'un amour malheureux.
En France tout finit par des fleurs de rhétorique.
Il est permis de rêver. Il est recommandé de rêver. Sur les livres et les souvenirs. Sur l'Histoire et sur la vie.
Il est plus facile de mourir que d'aimer. - C'est pourquoi je me donne le mal de vivre. - Mon amour...
Il est temps d'instaurer la religion de l'amour.
Il n'y a pas de poésie, si lointaine qu'on la prétende des circonstances, qui ne tienne des circonstances sa force, sa naissance et son prolongement.
J'ai réinventé le passé pour voir la beauté de l'avenir.
Jamais peut-être faire chanter les choses n'a été plus urgente et noble mission à l'homme.
Je chante parce que l'orage n'est pas assez fort pour couvrir mon chant.
Je n'ai jamais rien demandé à ce que je lis que le vertige.
Je ne serai pour personne une excuse, pour personne un exemple.
Je raconte ma vie comme on fait les rêves au réveil.
Jusqu'ici, les romanciers se sont contentés de parodier le monde. Il s'agit maintenant de l'inventer.
L'avenir c'est ce qui dépasse la main tendue.
L'enfer existe. Il est la part du plus grand nombre.
L'extraordinaire du roman, c'est que pour comprendre le réel objectif, il invente d'inventer.
La critique devrait, en matière de littérature, être une sorte de pédagogie de l'enthousiasme.
La critique, c'est le bagne à perpétuité.
La parole n'a pas été donnée à l'homme: il l'a prise.
La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir: son haleine différemment l'embue.
La poésie, notre poésie se lit comme le journal. Le journal du monde qui va venir.

Œuvres de Louis Aragon

Aimer à perdre la raison (1971) (Interprété par Jean Ferrat)Anicet ou le Panorama (1921)Art poétiqueAurélien (1945)Blanche ou l'OubliBlanche ou l'Oubli (1967)Bulletin Dada n° 6, matinée du 5 février 1920C'est si peu dire que je t'aime (1971) (Interprété par Jean Ferrat)Cantique à Elsa (1942)Chanson du siège de La RochelleChronique du bel cantoDans Le Monde, 13 septembre 1967.Dans Le Temps immobile, Tome VI de Claude Mauriac.ElsaEn français dans le texteEst-ce ainsi que les hommes viventFeu de joie (1919)Feu de joie (1919), SecousseHourra l'OuralIl n'y a pas d'amour heureux (1943)