Auteur

Louis Aragon

La rose naît du mal qu'a le rosier. - Mais elle est la rose.
La vie est un voyageur qui laisse traîner son manteau derrière lui, pour effacer ses traces.
Le propre du génie est de fournir des idées aux crétins une vingtaine d'années plus tard.
Les hommes, j'entends les hommes qui ont l'espoir de la victoire de l'homme, jugent des phares à leur clarté, et non à l'ombre qui tourne après elle.
Mon Dieu, comme le monde est encore jeune et beau!
On pense à partir de ce qu'on écrit et pas le contraire.
On pourra m'ôter cette vie, mais on n'éteindra pas mon chant.
Paris de nos malheurs Paris du Cours-la-Reine - Paris des Blancs-Manteaux Paris de février - Du Faubourg Saint-Antoine aux coteaux de Suresnes - Paris plus déchirant qu'un cri de vitrier.
Pas un geste, pas un cillement qui ne m'engage à fond, qui ne fasse dévier ma vie.
Poésie ô danger des mots à la dérive.
Rendez-moi rendez-moi mon ciel et ma musique - Ma femme sans qui rien n'a chanson ni couleur.
Rien n'est jamais acquis à l'homme.
Tu n'as pas eu le choix entre l'âge d'or et l'âge de pierre.
Un beau soir l'avenir s'appelle le passé. - C'est alors qu'on se tourne et qu'on voit sa jeunesse.
Un livre n'est pas écrit une fois pour toutes: quand il est un vraiment grand livre, l'histoire des hommes y vient ajouter sa passion propre.
Le Tour... C'est la fête d'un été d'hommes, et c'est aussi la fête de tout notre pays, d'une passion singulièrement française: tant pis pour ceux qui ne savent en partager les émotions, les folies, les espoirs! ...
Il y a des gens qui n'ont pas le sens de ce qu'est leur vie! C'est une innocence que je leur envie.
Ouvre si tu peux sans pleurer ton vieux carnet d'adresses.
L'importance d'un artiste se mesure à la quantité de nouveaux signes qu'il aura introduits dans le langage plastique.
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard - Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson - Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson - Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson - Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare.
Déjà vous n'êtes plus - Qu'un mot d'or sur nos places - Déjà le souvenir - De vos amours s'efface - Déjà vous n'êtes plus - Que pour avoir péri.
Il n'y a pas de lumière sans ombre.
Je vous dis que l'homme est né pour - \r\nLa femme et né pour l'amour - \r\nTout du monde ancien va changer - \r\nD'abord la vie et puis la mort - \r\nEt toutes choses partagées - \r\nLe pain blanc les baisers qui saignent - \r\nOn verra le couple et son règne - \r\nNeiger comme les orangers.
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire - J'ai vu tous les soleils y venir se mirer - S'y jeter à mourir tous les désespérés - Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire.
C'est alors qu'on se tourne et qu'on voit sa jeunesse.

Œuvres de Louis Aragon

Aimer à perdre la raison (1971) (Interprété par Jean Ferrat)Anicet ou le Panorama (1921)Art poétiqueAurélien (1945)Blanche ou l'OubliBlanche ou l'Oubli (1967)Bulletin Dada n° 6, matinée du 5 février 1920C'est si peu dire que je t'aime (1971) (Interprété par Jean Ferrat)Cantique à Elsa (1942)Chanson du siège de La RochelleChronique du bel cantoDans Le Monde, 13 septembre 1967.Dans Le Temps immobile, Tome VI de Claude Mauriac.ElsaEn français dans le texteEst-ce ainsi que les hommes viventFeu de joie (1919)Feu de joie (1919), SecousseHourra l'OuralIl n'y a pas d'amour heureux (1943)