L'avenir à chaque instant presse - Le présent d'être un souvenir.
Il a donc grimpé toute sa vie vers cette crête d'où l'on aperçoit l'autre côté des choses, qui est mort et massacre avec la clangorante épopée, la chevauchée renouée des paladins modernes.
Vous direz que les mots éperdument me grisent et que j'y crois goûter le vin de l'infini.
L'amour est ta dernière chance. Il n'y a vraiment rien d'autre sur la terre pour t'y retenir.
L'art du roman est de savoir mentir.
L'éternité, l'éternité, laissez-moi compter jusqu'à 10.
J'ai été de ces braves gens qui ont cru dur comme fer qu'il suffisait de changer le système de distribution des biens pour que disparaissent les vols, les assassinats, les malheurs de l'amour.
Le monde est rempli de faux témoins.
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne - Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux - Tu m'a pris par la main comme un amant heureux.
La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin. Il n'aima pas comment elle était habillée.
Il y a des possédés que tient la hantise de la rue: là seulement ils éprouvent le pouvoir de la nature.
On sait que le propre du génie est de fournir des idées aux crétins une vingtaine d'années plus tard.
Les raisons d'aimer et de vivre varient comme font les saisons.
Tout le bizarre de l'homme, et ce qu'il y a en lui de vagabond, et d'égaré, sans doute pourrait-il tenir dans ces deux syllabes: jardin.
Imagination attachée à des variations infimes et discordantes, comme si la grande affaire était de rapprocher un jour une orange et une ficelle, un mur et un regard.
L'esprit au fond du ciel trop grand - S'égare faute d'alidade ...
La ville mauve en bas allumait peu à peu ses devantures.
Une agence qui se chargeait de faire parvenir à toute adresse des lettres venues de n'importe quel point du globe, ce qui permettait de feindre un voyage en Extrême-Orient, par exemple, sans quitter d'une semelle l'extrême-occident d'une aventure secrète.
Il n'y a plus de charbon, plus une arrobe.
Aux tables du café des arts, sur la place, on buvait, attablés tous ensemble, avec les deux serveuses débordées qui couraient, de la bière et de la limonade plein les bras.
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre - Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant - Que cette heure arrêtée au cadran de la montre - Que serais-je sans toi que ce balbutiement.
Nous avons comme un pain partagé notre aurore - Ce fut au bout du compte un merveilleux printemps.
Grosse comme un faisan court l'avocette étrange - Avec son bec orange.
Un avion supersonique me coupe d'un bang la pensée, et laisse après lui dans le ciel son paraphe silencieux, frisé, frisé, blanc ...
Descendez donc avec moi, que nous parlions affaires dans un endroit tranquille. Si vous n'êtes pas sage, je vous brûle. Descendez, cher ami.
Œuvres de Louis Aragon
Aimer à perdre la raison (1971) (Interprété par Jean Ferrat)Anicet ou le Panorama (1921)Art poétiqueAurélien (1945)Blanche ou l'OubliBlanche ou l'Oubli (1967)Bulletin Dada n° 6, matinée du 5 février 1920C'est si peu dire que je t'aime (1971) (Interprété par Jean Ferrat)Cantique à Elsa (1942)Chanson du siège de La RochelleChronique du bel cantoDans Le Monde, 13 septembre 1967.Dans Le Temps immobile, Tome VI de Claude Mauriac.ElsaEn français dans le texteEst-ce ainsi que les hommes viventFeu de joie (1919)Feu de joie (1919), SecousseHourra l'OuralIl n'y a pas d'amour heureux (1943)