Celui qui croyait au ciel - Celui qui n'y croyait pas - Tous deux adoraient la belle - Prisonnière des soldats - Lequel montait à l'échelle - Et lequel guettait en bas - Celui qui croyait au ciel - Celui qui n'y croyait pas.

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Comme à l'homme est propre le rêve - \r\nIl sait mourir pour que s'achève - \r\nSon rêve à lui par d'autres mains - \r\nSon cantique sur d'autres lèvres - \r\nSa course sur d'autres chemins - \r\nDans d'autres bras son amour même - \r\nQue d'autres cueillent ce qu'il sème - \r\nSeul il vit pour le lendemain.
Comme une étoffe déchirée - On vit ensemble séparés - Dans mes bras je te tiens absente - Et la blessure de durer - Faut-il si profond qu'on la sente - Quand le ciel nous est mesuré - C'est si peu dire que je t'aime.
Rien, ni mes idées surtout, ne me permet de préjuger de mes actions lointaines.
Je vais te dire un grand secret: J'ai peur de toi. Peur de ce qui t'accompagne au soir vers les fenêtres. Des gestes que tu fais, des mots qu'on ne dit pas. J'ai peur du temps rapide et lent, j'ai peur de toi.
Il y a des possédés que tient la hantise de la rue: là seulement ils éprouvent le pouvoir de la nature.
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Quand les blés sont sous la grêle - Fou qui fait le délicat - Fou qui songe à ses querelles - Au coeur du commun combat.