Comme à l'homme est propre le rêve - \r\nIl sait mourir pour que s'achève - \r\nSon rêve à lui par d'autres mains - \r\nSon cantique sur d'autres lèvres - \r\nSa course sur d'autres chemins - \r\nDans d'autres bras son amour même - \r\nQue d'autres cueillent ce qu'il sème - \r\nSeul il vit pour le lendemain.

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Tout est affaire de décor - Changer de lit changer de corps - A quoi bon puisque c'est encore - Moi qui moi-même me trahis - Moi qui me traîne et m'éparpille - Et mon ombre se déshabille - Dans les bras semblables des filles - Où j'ai cru trouver un pays.
Au bout de mon âge - Qu'aurais-je trouvé - Vivre est village - Où j'ai mal rêvé.
Le monde est rempli de faux témoins.
Il y ainsi chez l'homme quelque chose de plus profondément à lui que son visage, de petites habitudes, des manies.
La femme est dans le feu, dans le fort, dans le faible, la femme est dans le fond des flots, dans la fuite des feuilles, dans la feinte solaire où comme un voyageur sans guide et sans cheval j'égare ma fatigue en une féerie sans fin.
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Dans la même œuvre

J'ai réinventé le passé pour voir la beauté de l'avenir.
L'avenir c'est ce qui dépasse la main tendue.
Je vous dis que l'homme est né pour - \r\nLa femme et né pour l'amour - \r\nTout du monde ancien va changer - \r\nD'abord la vie et puis la mort - \r\nEt toutes choses partagées - \r\nLe pain blanc les baisers qui saignent - \r\nOn verra le couple et son règne - \r\nNeiger comme les orangers.
L'esprit au fond du ciel trop grand - S'égare faute d'alidade ...
Il n'y a plus de charbon, plus une arrobe.