Comme tu es légère légère en ton sommeil puéril - \r\nAbandonnée et confiante abandonnée à tes périls - \r\nO léger souffle de ma vie ô douce à veiller cœur sans bruit - \r\nÉmerveillé que je te garde et te regarde dans la nuit

À lire aussi de Louis Aragon

Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur - \r\nIl n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri - \r\nIl n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri - \r\nEt pas plus que de toi l’amour de la patrie - \r\nIl n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs - \r\nIl n’y a pas d’amour heureux - \r\nMais c’est notre amour à tous les deux.
Le divin se recueille au fond d'une caresse.
Jeunes gens le temps est devant vous comme un cheval échappé - Qui le saisit à la crinière entre ses genoux qui le dompte - N'entend désormais que le bruit des fers de la bête qu'il monte - Trop à ce combat nouveau pour songer au bout de l'équipée.
Fumeuse avec ça, qui vous offrait des cachous. La petite boîte de fer ronde, vous savez, dont on fait tourner le couvercle, que ça t'ouvre un trou sur la tranche.
Le roman, c'est la clef des chambres interdites de notre maison. Les prophètes qui annoncent un monde sans romans pour demain ou après-demain imaginent-ils ce que cela serait, un monde sans romans ? Je les en défie bien.
Toutes les citations de Louis Aragon →

Dans la même œuvre

Il est plus facile de mourir que d'aimer. - C'est pourquoi je me donne le mal de vivre. - Mon amour...
Quand tu dors dans mes bras je peux longuement caresser ton âme - \r\nAinsi tu ne m'as pas quitté je t'ai retenue ô ma femme - \r\nSi légère à mes bras fermés qui dors dans ton souffle léger - \r\nTu ne m'as pas quitté pour un songe tu n'y as pas songé -
Quand tu dors dans mes bras je peux longuement caresser ton âme.
Si légère que je craignais que le moindre souffle t'emporte - \r\nEt que je fermais bien mes bras de peur que ton âme n'en sorte - \r\nTu ne m'as pas quitté mon âme et mes bras ô ma bien-aimée - \r\nSont demeurés autour de toi fermés comme un anneau fermé
Je vois venir avec lenteur au plafond la raie coutumière - \r\nLe doigt de l'aube sur sa bouche avant la musique ramière - \r\nPâle blanche comme les draps encore obscurs où nous bougeons - \r\nQui fend peu à peu les rideaux du roucoulement des pigeons