Quand tu dors dans mes bras je peux longuement caresser ton âme.

À lire aussi de Louis Aragon

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard - \r\nQue pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson - \r\nCe qu’il faut de malheur pour la moindre chanson - \r\nCe qu’il faut de regrets pour payer un frisson - \r\nCe qu’il faut de sanglots pour un air de guitare - \r\nIl n’y a pas d’amour heureux.
Il se fait comme ça, entre les rêves et la conscience éveillée, des échanges mal définis: une sorte d'osmose, peut-être, on ne reconnaît pas que cette pensée vient encore du sommeil... elle a traversé la membrane...
En France tout finit par des fleurs de rhétorique.
On reçoit du centre tant et tant d'exemplaires. Il faut les écouler.
Bien écrire, c'est comme marcher droit.
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Il est plus facile de mourir que d'aimer. - C'est pourquoi je me donne le mal de vivre. - Mon amour...
Quand tu dors dans mes bras je peux longuement caresser ton âme - \r\nAinsi tu ne m'as pas quitté je t'ai retenue ô ma femme - \r\nSi légère à mes bras fermés qui dors dans ton souffle léger - \r\nTu ne m'as pas quitté pour un songe tu n'y as pas songé -
Si légère que je craignais que le moindre souffle t'emporte - \r\nEt que je fermais bien mes bras de peur que ton âme n'en sorte - \r\nTu ne m'as pas quitté mon âme et mes bras ô ma bien-aimée - \r\nSont demeurés autour de toi fermés comme un anneau fermé
Comme tu es légère légère en ton sommeil puéril - \r\nAbandonnée et confiante abandonnée à tes périls - \r\nO léger souffle de ma vie ô douce à veiller cœur sans bruit - \r\nÉmerveillé que je te garde et te regarde dans la nuit
Je vois venir avec lenteur au plafond la raie coutumière - \r\nLe doigt de l'aube sur sa bouche avant la musique ramière - \r\nPâle blanche comme les draps encore obscurs où nous bougeons - \r\nQui fend peu à peu les rideaux du roucoulement des pigeons