En définitive, ce n'est pas le temps qui reste à vivre qui est important. C'est ce que vous en faites.
Vous pensez agir de façon logique, restez maître de vos émotions. Votre cerveau aligne sagement les plus et les moins dans des colonnes. Et à la fin, votre coeur se fait avoir comme un débutant.
Parfois, il faut prendre le temps de s’incliner devant la nature. Sa puissance majestueuse ne vous impose pas seulement le respect : elle vous permet aussi de souffler quelques instants, d’oublier les soucis des pauvres fourmis que nous sommes.
Quand la tragédie vous frappe, quelque chose se passe à l’intérieur de vous. Soit vous êtes totalement détruit, soit vous vous murez dans un autre monde. Un endroit où personne ne vous fera souffrir.
Le temps est le bien le plus précieux. Mais au lieu de le passer avec les êtres qu'on aime, on le perd à poursuivre des buts absurdes. Et au bout du compte, il ne reste rien.
La vie, c'est comme le vélo, pour garder ton équilibre, tu dois rester en mouvement. C'est Albert Einstein qui a dit ça.
Avant, on passait des heures en famille à classer nos clichés dans de grands albums en carton qui sentaient bon la colle Uhu. On les oubliait au fond d'un placard, puis on les rouvrait lors d'une fête ou d'un anniversaire, un verre à la main, en se remémorant des anecdotes débiles.
Aujourd'hui, chacun a la possibilité de faire défiler sa vie entière d'un simple clic, tout seul devant son moniteur.
Et on appelle ça le progrès.
Comme le dit Shakespeare dans La Tempête : « L'enfer est vide, tous ses démons sont ici. »
C'est dingue, vous clignez de l'oeil, et les années défilent en un éclair.
Si l'on s'interdit de courir après ses rêves, à quoi rime l'existence ?
Chacun invente ses petits trucs pour affronter les ténèbres, sinon c'est une part de vous-même qui meurt à chaque patient.
Élever des gosses, poursuit Cameron, c'est comme de vouloir traverser l'autoroute à pied. Tôt ou tard, tu te fais aplatir comme une crêpe.
La première règle que l'on apprend à la faculté de médecine est de ne pas s'impliquer. C'est la raison d'être de l'humour médical, ce second degré cynique qui choque souvent les gens.
C'est drôle, avec le recul, vous pouvez situer le moment précis où le destin vous a glissé entre les doigts.
Pour savoir si vous tenez réellement à une chose : imaginez que vous ne l'avez plus. Et soyez attentif à la première réaction spontanée qui vous vient.
Avant, faire le deuil d'une relation sentimentale était plus simple. Vous n'aviez qu'à vous retirer dans votre caverne et panser vos plaies jusqu'à ce que la douleur cesse. Aujourd'hui, les liens que l'on conserve dans le monde virtuel la ravivent en permanence. Groupes d'amis, listes de connaissances du travail, une notification par-ci, un commentaire par-là, la technologie persiste à vous donner des nouvelles de votre liaison passée même lorsque vous ne demandez rien. Comment résister, alors, à la curiosité masochiste d'en savoir plus ?
Cependant, il y a une autre façon de se battre : célébrez votre vie. Ce n'est pas le temps qui reste, qui compte. C'est ce que l'on en fait.
C'est curieux, cette facilité que l'on a de confesser des détails de sa vie intime à un médecin. Ils remplissent un peu aujourd'hui le rôle de prêtre.
« Memento Mori » signifie « Souviens-toi que tu vas mourir ». Les esclaves romains murmuraient cette phrase à l'oreille de leur empereur, durant son défilé triomphal, en tenant sa couronne de lauriers au-dessus de sa tête, pour lui rappeler qu'il n'était qu'un homme ordinaire.
Le monde n'est pas blanc, ni noir. Il est gris. Et dans ce monde-là, j'ai besoin de tous les appuis possibles.
La vie ne manque jamais de vous rappeler tous les jours qu'elle ne tient qu'à un fil.
En fin de compte, le monde virtuel ressemble au vrai : plein d'espoir, de désillusions et de fantômes.
Le bonheur est cet état d'esprit où on peut aimer le présent.
Vous connaissez le dicton : « La gendarmerie, c'est des volontés d'Américains avec des moyens d'Africains ».
J'adore les cas graves, je les attends de pied ferme, je n'ai peur de rien. Je suis un danseur. Je danse avec la Mort, je virevolte autour d'elle. Ma blouse blanche, sa cape noire, nous évoluons dans le même ballet. Le Médecin et la Mort ont toujours formé un joli couple, n'est-ce pas ?
Œuvres de Patrick Bauwen