Dans chaque goutte d'eau se trouve l'océan tout entier.
Au fond d'eux-mêmes, les gens sont des animaux, il suffit de flatter leurs bas instincts.
Alors la vie, ça n'est que ça en définitive ? La lumière vous éclaire, on s'avance sur la piste, un tour de danse, on virevolte, le temps de boire une coupe de champagne, la tête vous tourne un peu, et hop, c'est déjà fini ?
J'ai acquis une certitude : personne ne change. On n'échappe pas à celui ou celle que l'on est au plus profond de soi. Notre personnalité est semblable à une pierre, on peut tenter d'en atténuer les arêtes, la polir comme un galet, au bout du compte, elle conservera toujours la capacité de s'effriter, ou l'incroyable dureté qu'elle possédait au début.
Le véritable pouvoir ne se montre pas, il s'exerce.
Ainsi vont les choses aujourd'hui. La société du spectacle a envahi nos vies. Nous sommes écrasés par le rouleau compresseur des informations et des drames à la télévision. Pourtant nous en réclamons toujours plus, jusqu'à fournir nos propres images en pâture aux médias...
La vie, c'est faire des choix. Et choisir, c'est savoir renoncer.
Ce serait complètement idiot de diaboliser les laboratoires. La vérité est que si vous voulez des médicaments performants, novateurs, qui vont vous soigner pour de bon, il faut investir, et donc gagner de l'argent et faire du commerce. C'est comme ça. Ou bien retourner à l'âge des cavernes et se soigner avec des feuilles d'ortie. Bienvenue au XXIe siècle.
L'été, en France, tout est mort. Il n'y a jamais eu d'exception. Le pays fonctionne au ralenti quoi qu'il arrive. Le pire des drames ne résiste pas plus de quelques semaines aux vacances de ses concitoyens. C'est leur force, ou leur faiblesse, mais l'art de vivre à la française finit toujours par avoir le dessus. La plage, l'apéritif, l'amour et le farniente auront toujours le dernier mot. C'est ainsi.
Quand la pression devient trop forte, j’imagine des paysages de montagnes sous la neige. Un traîneau tiré par des chiens. Je suis seul, le soleil rase les cimes, et mon souffle monte dans l’air froid en produisant des petites volutes de vapeur. Loin du stress et de la foule.
Parfois je me prends à rêver d’une époque moins connectée. J’aime l’idée qu’on puisse rester dans son coin, anonyme. Respirer. Les grands espaces.
Mes amis n’arrêtent pas de me dire que je dois aller de l’avant, avoir de nouvelles aventures. Sauf qu’être heureux, c’est compliqué. Vivre, c’est compliqué.
Comme disent les Rolling Stones, « on n’a pas toujours tout ce qu’on veut ».
On croit changer les choses, mais en fin de compte ce sont les choses qui vous changent, pas vrai ?
Parfois, la vie vous offre un petit miracle. Un instant parfait.
Les événements se combinent dans le bon sens, les tensions s'effacent, les nuages se dissipent comme par enchantement, et le soleil arrive alors que vous ne l'attendiez plus. Dans ces moments-là, les choses viennent à vous d'elles-mêmes, sans forcer. On se surprendrait presque à croire en Dieu.
Les hommes sont moches, dit-elle, je le crois sincèrement. Il y a quelque chose en eux. Une faille. Peut-être que ce n'est pas leur faute. La génétique, ou Dieu. Mais je sais qu'ils sont capables de choses qu'une femme ne ferait jamais.
L'inéluctable est plus facile à accepter lorsque c'est quelqu'un d'autre qui l'énonce.
Si l'on veut s'en sortir, il faut parvenir à s'accepter soi-même. Trouver des éléments positifs et s'y accrocher coûte que coûte.
Elle se souvenait d'un film, The Usual Suspects. Une phrase, dedans, lui avait plu : « Le tour le plus rusé que le Diable ait jamais inventé, c'est de faire croire au monde qu'il n'existait pas. »
Je pensais pouvoir tirer un trait sur mon passé. Mais c'était une erreur. C'est comme les rides : le maquillage ne les masque pas éternellement. Vous pouvez en tartiner des couches et des couches, quelqu'un finit toujours par le remarquer.
Durant son ancienne vie de médecin, il avait observé que dans les moments difficiles les femmes sont capables de se concentrer sur l'essentiel. L'homme qui débarque aux urgences avec un doigt entaillé s'évanouit fréquemment. La femme qui amène son gamin couvert de sang gère d'abord le problème. S'assure que sa progéniture se trouve en de bonnes mains. Et s'effondre plus tard.
Le passé est une chose très importante. Chacun de vos actes, de vos émotions est conditionné par votre passé. Son étude est fascinante. C'est là que tout commence. Et, en un sens, que tout se termine.
La vie offrait des solutions simples. Il suffisait d'avoir le courage de les mettre en oeuvre. Point.
C'est drôle la vie. Parfois, de petits moments brillent et vous éclairent comme des pépites. Il suffit d'y repenser et de les prendre dans la paume de votre main : des années plus tard, elles n'ont rien perdu de leur éclat.
Un jour mon père m'avait dit: « Accroche-toi à tes rêves! Tu le dois à trois personnes:à toi aujourd'hui,à l'enfant que tu as été,au vieil homme que tu deviendras. Ne les déçois pas ! » George était le roi de la citation.Je ne sais pas à quel auteur beatnik il avait emprunté celle-ci,mais elle nous avait bien plu.Stan l'avait recopiée au stylo-bille sur son jean et en avait fait sa devise.
Ces dernières années n'avaient pas été tendres avec moi. La fameuse citation de Nietzsche « Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort » me faisait bien rigoler. Cette citation, voyez-vous, c'était de la pure propagande. La vérité est que chaque coup vous rend plus faible, et plante un clou de plus dans votre cercueil.
Œuvres de Patrick Bauwen