Œuvre

La Nuit de l'ogre (2018)

Si l'on s'interdit de courir après ses rêves, à quoi rime l'existence ?
Pour savoir si vous tenez réellement à une chose : imaginez que vous ne l'avez plus. Et soyez attentif à la première réaction spontanée qui vous vient.
Avant, faire le deuil d'une relation sentimentale était plus simple. Vous n'aviez qu'à vous retirer dans votre caverne et panser vos plaies jusqu'à ce que la douleur cesse. Aujourd'hui, les liens que l'on conserve dans le monde virtuel la ravivent en permanence. Groupes d'amis, listes de connaissances du travail, une notification par-ci, un commentaire par-là, la technologie persiste à vous donner des nouvelles de votre liaison passée même lorsque vous ne demandez rien. Comment résister, alors, à la curiosité masochiste d'en savoir plus ?
Cependant, il y a une autre façon de se battre : célébrez votre vie. Ce n'est pas le temps qui reste, qui compte. C'est ce que l'on en fait.
C'est curieux, cette facilité que l'on a de confesser des détails de sa vie intime à un médecin. Ils remplissent un peu aujourd'hui le rôle de prêtre.
« Memento Mori » signifie « Souviens-toi que tu vas mourir ». Les esclaves romains murmuraient cette phrase à l'oreille de leur empereur, durant son défilé triomphal, en tenant sa couronne de lauriers au-dessus de sa tête, pour lui rappeler qu'il n'était qu'un homme ordinaire.
Le monde n'est pas blanc, ni noir. Il est gris. Et dans ce monde-là, j'ai besoin de tous les appuis possibles.
La vie ne manque jamais de vous rappeler tous les jours qu'elle ne tient qu'à un fil.
En fin de compte, le monde virtuel ressemble au vrai : plein d'espoir, de désillusions et de fantômes.
Le bonheur est cet état d'esprit où on peut aimer le présent.
Vous connaissez le dicton : « La gendarmerie, c'est des volontés d'Américains avec des moyens d'Africains ».
J'adore les cas graves, je les attends de pied ferme, je n'ai peur de rien. Je suis un danseur. Je danse avec la Mort, je virevolte autour d'elle. Ma blouse blanche, sa cape noire, nous évoluons dans le même ballet. Le Médecin et la Mort ont toujours formé un joli couple, n'est-ce pas ?