Parfois je me prends à rêver d’une époque moins connectée. J’aime l’idée qu’on puisse rester dans son coin, anonyme. Respirer. Les grands espaces.
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C'est curieux, cette facilité que l'on a de confesser des détails de sa vie intime à un médecin. Ils remplissent un peu aujourd'hui le rôle de prêtre.
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J'ai acquis une certitude : personne ne change. On n'échappe pas à celui ou celle que l'on est au plus profond de soi. Notre personnalité est semblable à une pierre, on peut tenter d'en atténuer les arêtes, la polir comme un galet, au bout du compte, elle conservera toujours la capacité de s'effriter, ou l'incroyable dureté qu'elle possédait au début.
Les femmes raffolent des imposteurs parce qu'ils savent embellir la réalité. C'était bien l'impression que j'avais. Un monde rempli d'imposteurs.
Le véritable pouvoir ne se montre pas, il s'exerce.
La plupart des individus, vous pouvez les oublier en une seconde, comme ça, d'un simple claquement de doigts. Mais d'autres vous marquent. Ils vous hantent et il faut du temps pour se débarrasser de leur souvenir. E puis parfois, ont tombe sur « la » personne. Ce que l'on appelle l'âme soeur. Homme ou femme, peu importe. Et cette personne-là, on ne l'oublie jamais
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Si l'on s'interdit de courir après ses rêves, à quoi rime l'existence ?
Pour savoir si vous tenez réellement à une chose : imaginez que vous ne l'avez plus. Et soyez attentif à la première réaction spontanée qui vous vient.
Avant, faire le deuil d'une relation sentimentale était plus simple. Vous n'aviez qu'à vous retirer dans votre caverne et panser vos plaies jusqu'à ce que la douleur cesse. Aujourd'hui, les liens que l'on conserve dans le monde virtuel la ravivent en permanence. Groupes d'amis, listes de connaissances du travail, une notification par-ci, un commentaire par-là, la technologie persiste à vous donner des nouvelles de votre liaison passée même lorsque vous ne demandez rien. Comment résister, alors, à la curiosité masochiste d'en savoir plus ?
Cependant, il y a une autre façon de se battre : célébrez votre vie. Ce n'est pas le temps qui reste, qui compte. C'est ce que l'on en fait.
« Memento Mori » signifie « Souviens-toi que tu vas mourir ». Les esclaves romains murmuraient cette phrase à l'oreille de leur empereur, durant son défilé triomphal, en tenant sa couronne de lauriers au-dessus de sa tête, pour lui rappeler qu'il n'était qu'un homme ordinaire.