En fin de compte, le monde virtuel ressemble au vrai : plein d'espoir, de désillusions et de fantômes.

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J'ai acquis une certitude : personne ne change. On n'échappe pas à celui ou celle que l'on est au plus profond de soi. Notre personnalité est semblable à une pierre, on peut tenter d'en atténuer les arêtes, la polir comme un galet, au bout du compte, elle conservera toujours la capacité de s'effriter, ou l'incroyable dureté qu'elle possédait au début.
Parfois, il faut prendre le temps de s’incliner devant la nature. Sa puissance majestueuse ne vous impose pas seulement le respect : elle vous permet aussi de souffler quelques instants, d’oublier les soucis des pauvres fourmis que nous sommes.
Mes amis n’arrêtent pas de me dire que je dois aller de l’avant, avoir de nouvelles aventures. Sauf qu’être heureux, c’est compliqué. Vivre, c’est compliqué. Comme disent les Rolling Stones, « on n’a pas toujours tout ce qu’on veut ».
L'été, en France, tout est mort. Il n'y a jamais eu d'exception. Le pays fonctionne au ralenti quoi qu'il arrive. Le pire des drames ne résiste pas plus de quelques semaines aux vacances de ses concitoyens. C'est leur force, ou leur faiblesse, mais l'art de vivre à la française finit toujours par avoir le dessus. La plage, l'apéritif, l'amour et le farniente auront toujours le dernier mot. C'est ainsi.
Elle se souvenait d'un film, The Usual Suspects. Une phrase, dedans, lui avait plu : « Le tour le plus rusé que le Diable ait jamais inventé, c'est de faire croire au monde qu'il n'existait pas. »
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Si l'on s'interdit de courir après ses rêves, à quoi rime l'existence ?
Pour savoir si vous tenez réellement à une chose : imaginez que vous ne l'avez plus. Et soyez attentif à la première réaction spontanée qui vous vient.
Avant, faire le deuil d'une relation sentimentale était plus simple. Vous n'aviez qu'à vous retirer dans votre caverne et panser vos plaies jusqu'à ce que la douleur cesse. Aujourd'hui, les liens que l'on conserve dans le monde virtuel la ravivent en permanence. Groupes d'amis, listes de connaissances du travail, une notification par-ci, un commentaire par-là, la technologie persiste à vous donner des nouvelles de votre liaison passée même lorsque vous ne demandez rien. Comment résister, alors, à la curiosité masochiste d'en savoir plus ?
Cependant, il y a une autre façon de se battre : célébrez votre vie. Ce n'est pas le temps qui reste, qui compte. C'est ce que l'on en fait.
C'est curieux, cette facilité que l'on a de confesser des détails de sa vie intime à un médecin. Ils remplissent un peu aujourd'hui le rôle de prêtre.