Jeune homme, qui choisis pour ta couche azurée - La fontaine des bois aux flots silencieux, - Nul ne sait la liqueur qui te fut mesurée - Au calice éternel des esprits soucieux.
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Parfois quelque boa, chauffé dans son sommeil, - Fait onduler son dos dont l'écaille étincelle.
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Je t'aime et te salue, ô vierge magnanime! - Quand l'orage ébranla le monde paternel, - Tu suivis dans l'exil cet Oedipe sublime, - Et tu l'enveloppas d'un amour éternel.
Tel que la haute mer contre les durs rivages, - A la grande tuerie ils se sont tous rués, - Ivres et haletants, par les boulets troués, - En d'épais tourbillons pleins de clameurs sauvages.
Ceinte d'astres, la Nuit au milieu de sa course, - Vers l'Occident plus noir poussait le char de l'Ourse. - Tout se taisait, les monts, les villes et les bois, - Les cris du misérable et le souci des rois; - Les Dieux dormaient, rêvant l'odeur des sacrifices.
Moi, je meurs. Mon esprit coule par vingt blessures. - J'ai fait mon temps. Buvez, ô loups, mon sang vermeil. - Jeune, brave, riant, libre, et sans flétrissures, - Je vais m'asseoir parmi les Dieux, dans le soleil.
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Les éléphants rugueux, voyageurs lents et rudes, - Vont au pays natals à travers les déserts - ... - L'oreille en éventail, la trompe entre les dents, - Ils cheminent, l'oeil clos.
Le sable rouge est comme une mer sans limite, - Et qui flambe, muette, affaissée en son lit.