Œuvre

Poèmes barbares (1862), Les éléphants

Les éléphants rugueux, voyageurs lents et rudes, - Vont au pays natals à travers les déserts - ... - L'oreille en éventail, la trompe entre les dents, - Ils cheminent, l'oeil clos.
Parfois quelque boa, chauffé dans son sommeil, - Fait onduler son dos dont l'écaille étincelle.
Le sable rouge est comme une mer sans limite, - Et qui flambe, muette, affaissée en son lit.