Les éléphants rugueux, voyageurs lents et rudes, - Vont au pays natals à travers les déserts - ... - L'oreille en éventail, la trompe entre les dents, - Ils cheminent, l'oeil clos.

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La nature se rit des souffrances humaines; - Ne contemplant jamais que sa propre grandeur, - Elle dispense à tous ses forces souveraines - Et garde pour sa part le calme et la splendeur.
Je t'aime et te salue, ô vierge magnanime! - Quand l'orage ébranla le monde paternel, - Tu suivis dans l'exil cet Oedipe sublime, - Et tu l'enveloppas d'un amour éternel.
La terre prolongeait en bas, immense et sombre, - Les continents battus par la houle des mers; - Au-dessus flamboyait le ciel plein d'univers; - Mais Lui ne regardait que l'abîme de l'ombre.
Soit comme un loup blessé qui se tait pour mourir, - Et qui mord le couteau, de sa gueule qui saigne.
En bas, gît le marais des Lâches, des Jaloux, - Des Hypocrites vils, des Fourbes, des Parjures. - Ils grouillent dans la boue et creusent des remous, - Ils geignent, bossués de pustules impures.
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Parfois quelque boa, chauffé dans son sommeil, - Fait onduler son dos dont l'écaille étincelle.
Le sable rouge est comme une mer sans limite, - Et qui flambe, muette, affaissée en son lit.