Ceinte d'astres, la Nuit au milieu de sa course, - Vers l'Occident plus noir poussait le char de l'Ourse. - Tout se taisait, les monts, les villes et les bois, - Les cris du misérable et le souci des rois; - Les Dieux dormaient, rêvant l'odeur des sacrifices.

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L'angoisse d'être au monde autant que l'épouvante - De la mort, voue au feu stupide de l'Enfer - L'holocauste fumant sur son autel de fer!
Ne sachant faire rien ni des jours ni des nuits, - Noyés dans le néant des suprêmes ennuis, - Vous mourrez bêtement en emplissant vos poches.
Soit comme un loup blessé qui se tait pour mourir, - Et qui mord le couteau, de sa gueule qui saigne.
De puis Homère, Eschyle et Sophocle, qui représentent la poésie dans sa vitalité, dans sa plénitude et dans son unité harmonique, la décadence et la barbarie ont envahi l'esprit humain.
L'Ecclésiaste a dit: Un chien vivant vaut mieux - Qu'un lion mort. Hormis, certes, manger et boire, - Tout n'est qu'ombre et fumée. Et le monde est très vieux, - Et le néant de vivre emplit la tombe noire.
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