La moitié du nuage d'ozone qui sévit dans la région parisienne est d'importation anglaise et allemande.
Auteur
Roselyne Bachelot
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Le bobsleigh, c'est comme l'amour: on hésite au début, on trouve cela très bien pendant et on regrette que cela soit déjà terminé après.
La guerre c'est comme la coke: c'est bon au début, mais ensuite, ça détruit.
Il suffirait de relire mon audition après la grippe A, je n’ai qu’une théorie : en matière de gestion d’épidémie, l’armement maximum doit être fait. Nous avions un stock près d’un milliard de masques chirurgicaux et de 700 millions de masques FFP2. J’ai été moquée pour cela, tournée en dérision, mais quand on veut armer un pays contre une épidémie, c’est ce qu’il faut !
Je n’ai qu’une théorie : en matière de gestion d’épidémie, l’armement maximum doit être fait.
En matière de gestion d'épidémie, l'armement maximum doit être fait. J'ai été moquée pour cela, tournée en dérision, mais quand on veut armer un pays contre une épidémie, c'est ce qu'il faut !
Gérer une crise sanitaire, c’est conduire une Ferrari sur une route verglacée. C’est très compliqué.
Est-ce qu'être ministre c'est être au courant de tout ? Oui. Si on n'est pas au courant de quelque chose, s'arranger pour le savoir, c'est-à-dire tancer son directeur de cabinet pour que les renseignements vous parviennent dans l'heure.
Quand on est en charge de l’État et d'un ministère il faut tout connaître, bien sûr.
Aucune pandémie ne ressemble à une autre.
J’ai le sang-froid des vieilles troupes. Je sais que de telles excitations médiatiques ne durent qu’un moment, même si cette folie passagère n’est pas à la mesure des insultes, injures et moqueries que j’ai subies ces dix dernières années. Mais tout cela n’est pas grave...
j’étais dans l’action, j’ai fait au mieux. J’ai de solides présupposés. Dans une épidémie que par définition on ne connaît pas : il ne peut y avoir qu’une seule stratégie, celle de la protection maximum.
Ce n’est pas au moment où le virus déferle sur vous que vous bâtissez des digues car c’est trop tard, elles sont submergées.
J’ai quitté la politique, mais je n’ai pas quitté mon rôle de citoyenne, même s’il m’arrive de jeter une petite vanne, notamment sur les épidémiologistes découverts.
Ce n’est pas au moment où la pandémie arrive que l’on se procure des masques ou d’autres produits parce qu’on est dans un environnement absolument épouvantable et qu’il y a des questions de logistique d’achat d’un côté de façon ascendante et des logistiques de distribution de l’autre, de façon descendante.
Si on ne fait que déverser de l’argent sur l’hôpital public, c’est intéressant, mais si on ne réfléchit pas au système de santé, ehpad compris, on sera à côté de la plaque. L’urgence, c’est de repenser et de revaloriser les métiers de l’hôpital, notamment les salaires des personnels intermédiaires, infirmières, aides-soignantes, en leur ouvrant aussi des perspectives de carrière.
Donner de l’argent aux hôpitaux ne doit pas empêcher de penser à des réorganisations, d’autant qu’on aura enlevé des charges indues pesant sur eux. Il ne faudrait pas que le grand mouvement d’émotion soulevé à juste titre _ et je fais partie de ceux qui applaudissent à 20 heures à leurs fenêtres tous ces soignants formidables que j’ai eu l’occasion de croiser durant mes fonctions ministérielles_ aboutisse à quelque chose de contre-productif. On ne pense pas suffisamment le système de santé de façon globale.
Quand j’ai mis un terme à ma carrière politique en mai 2012, je me suis retournée sur soixante-cinq ans d’une existence peu ordinaire. Je quittais alors des fonctions au service de la France et de la République, mais cette histoire – mon histoire – avait commencé bien plus tôt. Une naissance au lendemain de la Libération au sein d’une famille de résistants et de militants, des héros de légende qui débattent autour de la table de la salle à manger, puis, comme dans un film d’aventures, des complots, des assassinats, des braquages, des trahisons... J’ai tout vécu. Il y eut aussi, heureusement, de grands moments de bonheur et d’amitié, des rires, des victoires, des joies rares.
Ma grand-mère me disait : Quand j’étais domestique, on ne me donnait à manger que le cou du poulet. Maintenant, je suis patronne, et j’ai toujours le cou du poulet ! Mais tu sais, finalement, c’est le meilleur...
Le monde change d’aspect quand on arrive à ne plus considérer les hommes que comme des âmes en route vers leur destinée éternelle.
Le temps long n'est pas celui de la politique spectacle qui marche à l'émotion et délaisse la raison.
Prononcer des discours, tout cela était fort bon, mais on ne met pas un parti sur pied avec de belles paroles.
Parfois, quand on m'interrogeait sur un retour en politique, je répondais : Non, jamais, sauf pour être ministre de la Culture. Et c'était comme une sorte d'idéal.
On se dit tiens, j'aimerais bien chanter comme la Callas ou jouer du piano comme Arthur Rubinstein. Puis, tout d'un coup, ça vous arrive. Vous voyez le numéro du Premier ministre s'afficher sur votre portable puisque je connais Jean Castex depuis longtemps, et qui me demande si je souhaite rejoindre l'équipe gouvernementale. Je réponds d'abord non. Et Jean Castex me dit que c'est pour être ministre de la Culture. Et je lui réponds là, tu me fais craquer.
Les gens sont dans cette crise qui nous a secoués et qui nous a fait douter de tout, même des institutions les plus solides de la République. Ils ont besoin de choses fortes et la culture, c'est vraiment quelque chose qui peut nous réunir, qui peut donner du sens dans une société qui cherche sa route.
Œuvres de Roselyne Bachelot
2004.Devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale chargée d'évaluer la gestion de l'épidémie de nouveau coronavirus, le 1er juillet 2020France 2, 20 janvier 2013.Interview de Roselyne Bachelot à Franceinfo le 07 juillet 2020Interview de Roselyne Bachelot, le 05 avril 2020, L'Echo RépublicainInterview le 20 mars 2020 à Ouest-FranceLa petite fille de la Ve (2015)Prix de l'humour politique 2008.