Les gens sont dans cette crise qui nous a secoués et qui nous a fait douter de tout, même des institutions les plus solides de la République. Ils ont besoin de choses fortes et la culture, c'est vraiment quelque chose qui peut nous réunir, qui peut donner du sens dans une société qui cherche sa route.
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Le monde change d’aspect quand on arrive à ne plus considérer les hommes que comme des âmes en route vers leur destinée éternelle.
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Prononcer des discours, tout cela était fort bon, mais on ne met pas un parti sur pied avec de belles paroles.
En matière de gestion d'épidémie, l'armement maximum doit être fait. J'ai été moquée pour cela, tournée en dérision, mais quand on veut armer un pays contre une épidémie, c'est ce qu'il faut !
Quand j’ai mis un terme à ma carrière politique en mai 2012, je me suis retournée sur soixante-cinq ans d’une existence peu ordinaire. Je quittais alors des fonctions au service de la France et de la République, mais cette histoire – mon histoire – avait commencé bien plus tôt. Une naissance au lendemain de la Libération au sein d’une famille de résistants et de militants, des héros de légende qui débattent autour de la table de la salle à manger, puis, comme dans un film d’aventures, des complots, des assassinats, des braquages, des trahisons... J’ai tout vécu. Il y eut aussi, heureusement, de grands moments de bonheur et d’amitié, des rires, des victoires, des joies rares.
J’ai quitté la politique, mais je n’ai pas quitté mon rôle de citoyenne, même s’il m’arrive de jeter une petite vanne, notamment sur les épidémiologistes découverts.
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Quand j’ai mis un terme à ma carrière politique en mai 2012, je me suis retournée sur soixante-cinq ans d’une existence peu ordinaire. Je quittais alors des fonctions au service de la France et de la République, mais cette histoire – mon histoire – avait commencé bien plus tôt. Une naissance au lendemain de la Libération au sein d’une famille de résistants et de militants, des héros de légende qui débattent autour de la table de la salle à manger, puis, comme dans un film d’aventures, des complots, des assassinats, des braquages, des trahisons... J’ai tout vécu. Il y eut aussi, heureusement, de grands moments de bonheur et d’amitié, des rires, des victoires, des joies rares.
Ma grand-mère me disait : Quand j’étais domestique, on ne me donnait à manger que le cou du poulet. Maintenant, je suis patronne, et j’ai toujours le cou du poulet ! Mais tu sais, finalement, c’est le meilleur...
Le temps long n'est pas celui de la politique spectacle qui marche à l'émotion et délaisse la raison.
Prononcer des discours, tout cela était fort bon, mais on ne met pas un parti sur pied avec de belles paroles.