Ce n’est pas au moment où le virus déferle sur vous que vous bâtissez des digues car c’est trop tard, elles sont submergées.
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En matière de gestion d'épidémie, l'armement maximum doit être fait. J'ai été moquée pour cela, tournée en dérision, mais quand on veut armer un pays contre une épidémie, c'est ce qu'il faut !
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j’étais dans l’action, j’ai fait au mieux. J’ai de solides présupposés. Dans une épidémie que par définition on ne connaît pas : il ne peut y avoir qu’une seule stratégie, celle de la protection maximum.
Quand j’ai mis un terme à ma carrière politique en mai 2012, je me suis retournée sur soixante-cinq ans d’une existence peu ordinaire. Je quittais alors des fonctions au service de la France et de la République, mais cette histoire – mon histoire – avait commencé bien plus tôt. Une naissance au lendemain de la Libération au sein d’une famille de résistants et de militants, des héros de légende qui débattent autour de la table de la salle à manger, puis, comme dans un film d’aventures, des complots, des assassinats, des braquages, des trahisons... J’ai tout vécu. Il y eut aussi, heureusement, de grands moments de bonheur et d’amitié, des rires, des victoires, des joies rares.
Est-ce qu'être ministre c'est être au courant de tout ? Oui. Si on n'est pas au courant de quelque chose, s'arranger pour le savoir, c'est-à-dire tancer son directeur de cabinet pour que les renseignements vous parviennent dans l'heure.
Donner de l’argent aux hôpitaux ne doit pas empêcher de penser à des réorganisations, d’autant qu’on aura enlevé des charges indues pesant sur eux. Il ne faudrait pas que le grand mouvement d’émotion soulevé à juste titre _ et je fais partie de ceux qui applaudissent à 20 heures à leurs fenêtres tous ces soignants formidables que j’ai eu l’occasion de croiser durant mes fonctions ministérielles_ aboutisse à quelque chose de contre-productif. On ne pense pas suffisamment le système de santé de façon globale.
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Il suffirait de relire mon audition après la grippe A, je n’ai qu’une théorie : en matière de gestion d’épidémie, l’armement maximum doit être fait. Nous avions un stock près d’un milliard de masques chirurgicaux et de 700 millions de masques FFP2. J’ai été moquée pour cela, tournée en dérision, mais quand on veut armer un pays contre une épidémie, c’est ce qu’il faut !
Je n’ai qu’une théorie : en matière de gestion d’épidémie, l’armement maximum doit être fait.
Gérer une crise sanitaire, c’est conduire une Ferrari sur une route verglacée. C’est très compliqué.