Ce n’est pas au moment où la pandémie arrive que l’on se procure des masques ou d’autres produits parce qu’on est dans un environnement absolument épouvantable et qu’il y a des questions de logistique d’achat d’un côté de façon ascendante et des logistiques de distribution de l’autre, de façon descendante.

À lire aussi de Roselyne Bachelot

j’étais dans l’action, j’ai fait au mieux. J’ai de solides présupposés. Dans une épidémie que par définition on ne connaît pas : il ne peut y avoir qu’une seule stratégie, celle de la protection maximum.
Donner de l’argent aux hôpitaux ne doit pas empêcher de penser à des réorganisations, d’autant qu’on aura enlevé des charges indues pesant sur eux. Il ne faudrait pas que le grand mouvement d’émotion soulevé à juste titre _ et je fais partie de ceux qui applaudissent à 20 heures à leurs fenêtres tous ces soignants formidables que j’ai eu l’occasion de croiser durant mes fonctions ministérielles_ aboutisse à quelque chose de contre-productif. On ne pense pas suffisamment le système de santé de façon globale.
Je n’ai qu’une théorie : en matière de gestion d’épidémie, l’armement maximum doit être fait.
Prononcer des discours, tout cela était fort bon, mais on ne met pas un parti sur pied avec de belles paroles.
Quand j’ai mis un terme à ma carrière politique en mai 2012, je me suis retournée sur soixante-cinq ans d’une existence peu ordinaire. Je quittais alors des fonctions au service de la France et de la République, mais cette histoire – mon histoire – avait commencé bien plus tôt. Une naissance au lendemain de la Libération au sein d’une famille de résistants et de militants, des héros de légende qui débattent autour de la table de la salle à manger, puis, comme dans un film d’aventures, des complots, des assassinats, des braquages, des trahisons... J’ai tout vécu. Il y eut aussi, heureusement, de grands moments de bonheur et d’amitié, des rires, des victoires, des joies rares.
Toutes les citations de Roselyne Bachelot →

Dans la même œuvre

J’ai le sang-froid des vieilles troupes. Je sais que de telles excitations médiatiques ne durent qu’un moment, même si cette folie passagère n’est pas à la mesure des insultes, injures et moqueries que j’ai subies ces dix dernières années. Mais tout cela n’est pas grave...
j’étais dans l’action, j’ai fait au mieux. J’ai de solides présupposés. Dans une épidémie que par définition on ne connaît pas : il ne peut y avoir qu’une seule stratégie, celle de la protection maximum.
Ce n’est pas au moment où le virus déferle sur vous que vous bâtissez des digues car c’est trop tard, elles sont submergées.
J’ai quitté la politique, mais je n’ai pas quitté mon rôle de citoyenne, même s’il m’arrive de jeter une petite vanne, notamment sur les épidémiologistes découverts.
Si on ne fait que déverser de l’argent sur l’hôpital public, c’est intéressant, mais si on ne réfléchit pas au système de santé, ehpad compris, on sera à côté de la plaque. L’urgence, c’est de repenser et de revaloriser les métiers de l’hôpital, notamment les salaires des personnels intermédiaires, infirmières, aides-soignantes, en leur ouvrant aussi des perspectives de carrière.