Il y a des gens qui ont l'air de savoir vivre sans trop de difficultés, profitant de la chance qui passe, se servant de leurs talents et se débrouillant pour ne pas accumuler les malheurs.
Auteur
Douglas Kennedy
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Mais un bébé, c'est comme une page blanche sur laquelle toute une histoire peut s'écrire.
A quoi bon revenir là-dessus. Dans la vie, tu perds une chose, tu en prends une autre.
Les ratés aiment entrainer les autres dans l'échec.
Ainsi va le monde : l'insouciance de la jeunesse cédant le pas à la nécessité de payer ses factures et d'assumer ses responsabilités, nous sommes tous voués à reprendre le modèle que, durant notre adolescence, nous nous étions jurés de ne jamais répéter.
Mais si tu ne fais confiance à personne, tu dois finir par te sentir terriblement seule, non ?
Un mensonge éveille les soupçons, deux les confirment.
Les vêtements sont un message, un reflet de la personnalité, de la situation sociale, de l'éducation et de l'image que chacun de nous veut renvoyer au reste du monde.
C'est à mon avis ce qu'il y a plus dur dans le deuil : découvrir ce qu'une relation aurait pu vous apporter si seulement vous aviez été capable de lui donner toute sa dimension.
Le pasteur m'a adressé un bref mais éloquent signe de tête, facile à traduire : «Il est temps de prendre congé.» OK, mon révérend, comme vous voudrez. Prenons-nous par la main et chantons tous en choeur.
C'est simple : chaque fois qu'on a l'impression de savoir précisément ce que l'on attend de l'existence, quelqu'un surgit et bouleverse toutes vos certitudes.
Mais si nous ne sommes pas guidés par l'espoir, qu'adviendra-t-il de nous !
Lorsqu'on a été privé de tout ce qui « comptait » auparavant, quel intérêt y avait-il à se poser trop de questions et à craindre de tomber encore plus bas ? « Rien ne compte » : quelle idée libératrice ! Et quand rien ne compte, on peut tout risquer.
A la façon dont il évoquait son mariage, il ressortait que Timothy était totalement envoûté par Jean. Entre autres mérites, cette dernière en avait un particulièrement important : C'est elle qui m'a ramené à Jésus.
Est-ce que l'on peut « guérir » , quand le sort s'acharne sur vous ?
A part le ruban de macadam sur lequel je me trouvais, il n'y avait aucune preuve que l'homme ait eu connaissance de ce territoire. Un pays nu sous le ciel d'un bleu solide, affolant par sa taille, hypnotisant par sa monotonie primitive.
Si j'avais appris quelque chose au cours de cette dernière phase de mon existence, c'est que nous sommes irrémédiablement seuls au milieu d'un univers hostile, et que la destinée n'obéit à aucun dessein, à aucune logique.
Nous sommes incapables de changer l'histoire personnelle qui nous constitue. Nous sommes l'accumulation des paradoxes que la vie a mis sur notre chemin, stimulants ou atterrants, porteurs d'une lumière cristalline ou des plus denses ténèbres.
Ma marginalité n'était que le résultat de mes propres choix, et l'anxiété qui me rongeait pour l'heure, la conséquence de ma stupidité, tandis que la même question revenait m'assaillir : Omar allait-il vraiment me balancer au mari de Yanna ?
Nous autres les humains, nous sommes obsédés par les lignes de démarcation. Ça a toujours été comme ça : délimiter son territoire, interdire aux autres d'y pénétrer.
Détourner les individus des scrupules moraux les plus évidents en faisant appel à l'instinct numéro un, celui de survie... à tout prix !
On dit que la peur est la plus fidèle compagne de tout être conscient, pas vrai ? La vie c'est avancer d'un pas hésitant, sans cesse torturé par une idée obsédante.
C'est ce qu'il y a de si tragique, chez plein de gens : ils oublient que la vie est quelque chose de très malléable, de très flexible qu'au fond, c'est nous-mêmes qui choisissons nos limites et nos horizons.
Tout le monde a des coups durs. C'est aussi basique que la vie.
L'instant s'est présenté, et il est passé. Je pense toujours à nous et je pleure.