Quand on commence à être amoureux, on voudrait que tout progresse sans aspérité, avec une facilité miraculeuse.
❧
Tout le monde a des coups durs. C'est aussi basique que la vie.
◆
À lire aussi de Douglas Kennedy
Si j'avais appris quelque chose au cours de cette dernière phase de mon existence, c'est que nous sommes irrémédiablement seuls au milieu d'un univers hostile, et que la destinée n'obéit à aucun dessein, à aucune logique.
Etait-il possible que tout le résultat d'une vie de labeur et de scrupules domestiques soit annihilé en l'espace de cinq secondes d'égarement ? Tout est donc si volatil, en équilibre précaire, sans cesse prêt à se rompre et à disparaître ?
La vie m'a donné une leçon fondamentale : chaque fois qu'on a l'impression de savoir précisément ce que l'on attend de l'existence, quelqu'un surgit et bouleverse toutes vos certitudes.
C'est ce qu'il y a de si tragique, chez plein de gens : ils oublient que la vie est quelque chose de très malléable, de très flexible ; qu'au fond, c'est nous-mêmes qui choisissons nos limites et nos horizons.
Dans la même œuvre
Le coeur est l'organe le plus secret que nous ayons. Et le plus imprévisible.
Tout le monde a des coups durs. C'est aussi basique que la vie. Mais ce qui l'est tout autant, c'est que tu n'as pas le choix: tu dois continuer.
Les gens autour de vous s'arrangent toujours pour vous décevoir quand vous auriez le plus besoin d'équilibre, de sécurité.
Vivre, c'est essayer.
Chacun de leur coté, parents et enfants finissent toujours par croire que ce sont eux qui ont eu le rôle ingrat, les soucis sans les remerciements. Et personne n'est content, au bout du compte.