Œuvre
Quitter le monde (2009)
J'en suis venue à me rendre compte qu'il existe un énorme fossé entre comprendre un événement qui bouleverse votre vie et accepter sa terrible réalité.
On finit toujours par tout regretter. C'est l'essence de ce qu'on appelle la condition humaine. J'aurais pu mais je ne l'ai pas fait , je voulais mais me le suis interdit ... On en revient toujours à ça.
J'en suis arrivée à comprendre que l'incertitude gouverne chaque moment de l'existence humaine.
Les mots comptent, les mots construisent et détruisent. Les mots restent.
Nous sommes rarement capables de dire aux autres ce que nous pensons d'eux, pour ne pas les blesser mais aussi pour nous protéger.
La vie ne peut être vécue qu'en allant de l'avant, et comprise en revenant en arrière.
Les vêtements sont un message, un reflet de la personnalité, de la situation sociale, de l'éducation et l'image que chacun de nous veut renvoyer au reste du monde.
Argent, Dieu et culpabilité: voilà le trio gagnant de l'Amérique. Et aucun d'entre nous n'arrive jamais à s'en libérer totalement.
Si. Le mot le plus lourd de sens et d'implications, dans toutes les langues. Surtout quand on y accole l'adverbe seulement.
Quand nous regardons l'autre, pouvons nous seulement voir la douleur que porte chacun de nous ?
Nous sommes rarement capables de dire aux autres ce que nous pensons d'eux, pour ne pas les blesser mais aussi pour nous protéger. Un gentil mensonge est souvent préférable à la brutale réalité.
Non, la vie d'un individu n'a rien de linéaire, et pourtant son histoire est plus facile à raconter dans une apparente linéarité, dans un enchaînement qui se veut logique.
Il y a des gens qui ont l'air de savoir vivre sans trop de difficultés, profitant de la chance qui passe, se servant de leurs talents et se débrouillant pour ne pas accumuler les malheurs.
Mais si tu ne fais confiance à personne, tu dois finir par te sentir terriblement seule, non ?
Les vêtements sont un message, un reflet de la personnalité, de la situation sociale, de l'éducation et de l'image que chacun de nous veut renvoyer au reste du monde.
Si j'avais appris quelque chose au cours de cette dernière phase de mon existence, c'est que nous sommes irrémédiablement seuls au milieu d'un univers hostile, et que la destinée n'obéit à aucun dessein, à aucune logique.
Nous autres, cinéphiles, nous sommes avant tout des gens qui cherchent à s'évader de la réalité.
On finit toujours par tout regretter. C'est l'essence de ce qu'on appelle la condition humaine. « J'aurais pu mais je ne l'ai pas fait », « je voulais mais me le suis interdit ». On en revient toujours à ça.