Œuvre

La Poursuite du bonheur (2001)

Le coeur est l'organe le plus secret que nous ayons. Et le plus imprévisible.
Tout le monde a des coups durs. C'est aussi basique que la vie. Mais ce qui l'est tout autant, c'est que tu n'as pas le choix: tu dois continuer.
Les gens autour de vous s'arrangent toujours pour vous décevoir quand vous auriez le plus besoin d'équilibre, de sécurité.
Vivre, c'est essayer.
Chacun de leur coté, parents et enfants finissent toujours par croire que ce sont eux qui ont eu le rôle ingrat, les soucis sans les remerciements. Et personne n'est content, au bout du compte.
«j'aurai dû»: la formule la plus cruelle que l'on puisse employer contre soi-même, l'auto-flagellation à laquelle nous nous livrons si souvent pendant cette triste farce qu'on appelle la vie.
Les hommes sont toujours dix fois plus séduisants quand ils ont le don de mettre une femme en veine de confidence.
Vous connaissez un seul homme «heureux en ménage»? Même si vous lui laissiez toute la liberté du monde, il aura toujours l'impression d'être en cage.
D'après moi, c'est Toulouse-Lautrec, ce français très petit de taille mais non d'esprit, qui a eu la meilleure réfléxion à propos du mariage: «Un repas sans saveur qui commence par le dessert.»
Or, crois-moi, tout le monde, je dis bien tout le monde, a une histoire à raconter. Parce que la vie est un récit en soi.
L'héroïsme paraît toujours si facile quand on n'est pas soi-même devant le précipice...
La vie m'a donné une leçon fondamentale : chaque fois qu'on a l'impression de savoir précisément ce que l'on attend de l'existence, quelqu'un surgit et bouleverse toutes vos certitudes.
J'ai souvent pensé qu'on ne devient réellement adulte qu'au moment où l'on pardonne à ses parents d'être aussi imparfaits que le reste des humains et où l'on reconnaît que, avec leurs limites, ils ont fait de leur mieux pour vous.
La gloire est une abeille. Elle bourdonne. Elle pique. Ah, et elle s'envole, aussi.
La vie m'avait appris que si l'on n'attend rien tout devient une surprise.
Une école de danse où des adolescents de l'âge de Charlie sont traînés chaque semaine par leurs parents malgré leurs cris et leurs gémissements.
Parfois, on se dit qu'on ne s'arrêtera jamais de pleurer. Mais si, on s'arrête. D'épuisement. Quand le corps n'en peut plus, oblige au calme après le tourbillon démentiel de la détresse.
C'est à mon avis ce qu'il y a plus dur dans le deuil : découvrir ce qu'une relation aurait pu vous apporter si seulement vous aviez été capable de lui donner toute sa dimension.
Le pasteur m'a adressé un bref mais éloquent signe de tête, facile à traduire : «Il est temps de prendre congé.» OK, mon révérend, comme vous voudrez. Prenons-nous par la main et chantons tous en choeur.
C'est simple : chaque fois qu'on a l'impression de savoir précisément ce que l'on attend de l'existence, quelqu'un surgit et bouleverse toutes vos certitudes.
Détourner les individus des scrupules moraux les plus évidents en faisant appel à l'instinct numéro un, celui de survie... à tout prix !
Tout le monde a des coups durs. C'est aussi basique que la vie.
On ne connaît jamais personne pour de bon. On le croit, oui, mais ils finissent toujours par vous désarçonner. Surtout quand il est question d'amour. Le coeur est l'organe le plus secret que nous ayons. Et le plus imprévisible.