Œuvre
Cet instant-là (2011)
Une passion amoureuse naissante revêt bien des formes complexes. L'une d'elles consiste à chercher une signification cachée, un message implicite dans chacune des paroles échangées avec l'objet de son amour.
On ne peut jamais connaître ses véritables sentiments envers quelqu'un tant que ce quelqu'un ne disparait pas de sa vie.
La jeunesse est un don merveilleux que l'on n'apprécie pleinement que plus tard, hélas, quand on se rend compte que l'organisme ne pardonne plus les excès.
Quand on commence à être amoureux, on voudrait que tout progresse sans aspérité, avec une facilité miraculeuse.
Quand il est question d'amour, il y a toujours des tas de choses à raconter !
En amour, il n'y a pas de vérité, seulement des réalités successives et momentanées. Tout peut changer du jour au lendemain.
C'est ce qu'il y a de si tragique, chez plein de gens : ils oublient que la vie est quelque chose de très malléable, de très flexible ; qu'au fond, c'est nous-mêmes qui choisissons nos limites et nos horizons.
Evidemment ! C'est ce qu'Orwell dit bien à propos des idées reçues : elles comportent toutes une part de vérité, à un certain niveau.
Il est incontestable que notre passé continue à définir notre existence. Certaines données sont immuables et continuent à peser sur nous quoi qu'il arrive - il est horriblement difficile de s'en libérer.
De la discipline, et encore de la discipline. Le seul antidote au désordre de l'existence.
Assez souvent dans l'acte créatif, il y a des moments d'urgence absolue... un étrange déclic se produit dans votre cerveau : vous ne supputez plus la phrase suivante, vous ne cogitez plus. Vous oeuvrez, c'est tout.
Même quand d'autres mettent le doigt sur une vérité indiscutable à propos de nous, nous la reformulons souvent dans le but de la rendre plus acceptable.
Aujourd'hui, je ne veux pas quitter cette chambre, a-t-elle déclaré. Le reste du monde est derrière cette porte et il ne faut pas l'ouvrir.
Nous sommes incapables de changer l'histoire personnelle qui nous constitue. Nous sommes l'accumulation des paradoxes que la vie a mis sur notre chemin, stimulants ou atterrants, porteurs d'une lumière cristalline ou des plus denses ténèbres.
Nous autres les humains, nous sommes obsédés par les lignes de démarcation. Ça a toujours été comme ça : délimiter son territoire, interdire aux autres d'y pénétrer.
C'est ce qu'il y a de si tragique, chez plein de gens : ils oublient que la vie est quelque chose de très malléable, de très flexible qu'au fond, c'est nous-mêmes qui choisissons nos limites et nos horizons.
L'instant s'est présenté, et il est passé. Je pense toujours à nous et je pleure.