Il suffit de prononcer le nom, vous n'entendez pas? D'ans l'Océan, on sent la violence, le sel! On voit les phares. ... Toute l'importance des phares les jours de tempête.
Les chats, quand ils rêvent, c'est tout leur corps qui chasse.
Il y a deux façons de mourir. La première, et puis cette autre qui vient quand plus personne ne parle de vous. ... Celle-là est sans doute la plus insupportable.
L'amour est la chose la plus brutale qui soit. Tellement soudaine. Il faudrait pouvoir s'en protéger.
Chaque vin que vous buvez doit vous rappeler un vin déjà bu, un parfum, une terre. De même que chaque chose que vous apprenez doit se rattacher à quelque chose que vous savez déjà. C'est ainsi que le savoir se construit.
Le vent ne siffle que lorsqu'il rencontre quelque chose. Un obstacle. Il ne siffle jamais sur la mer. L'espace le laisse silencieux.
Il y a deux façons de mourir. La première et puis cette autre qui vient quand plus personne ne parle de vous... Celle-là est sans doute la plus insupportable.
Il est des êtres dont c'est le destin de se rencontrer. Où qu'il soient. Où qu'ils aillent. Un jour ils se rencontrent.
L'amour est la chose la plus brutale qui soit. Tellement soudaine. Il faudrait pouvoir s'en protéger, n'est-ce pas?
Il faut que les gens meurent pour comprendre à quel point on les aime. Il faut cela. On cesse alors d'attendre d'eux et les choses deviennent plus faciles.
Les vents qui soufflent les jours de tempête sont comme des tourbillons de damnés. On dit qu'ils sont des âmes mauvaises qui s'engouffrent à l'intérieur des maisons pour y prendre ce qu'on leur doit. On, c'est-à-dire ceux qui restent, les vivants.
Il faut laisser la porte ouverte. La porte de l'intuition. Pour que tout circule. Entre puis sorte. C'est ainsi que doit se faire la relation entre toutes les choses.
Il est des êtres dont c'est le destin de se croiser. Où qu'ils soient. Où qu'ils aillent. Un jour ils se rencontrent.
A deux, l'espace change. Le silence n'est plus du silence même si l'autre se tait.
Il y a toujours mille raisons pour s'enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile.
La tension entre les êtres, quoiqu'on fasse, c'est inéluctable.
Il y a des jours, on est si heureux, on devrait en faire des jours fériés.
Savoir et croire qu'on ne sait pas, c'est le comble du mérite. Ne pas savoir et croire que l'on sait, c'est la maladie des hommes.
Avant est un pays magique.
Le bonheur ça ne dure pas, c'est pour ça que c'est du bonheur.
L'amour est une île, quand on part on ne revient pas.
Les destin fait cela parfois. Il emporte. C'est comme cela. Sans issue. Des départs comme des massacres. Ceux qui restent pleurent. Ils s'en veulent.
L'encombrement des greniers ressemble parfois à celui des mémoires.
L'enfance ne se capture pas. Elle est dans l'enfant et elle meurt quand l'enfant grandit. Il faudrait empêcher l'enfant de grandir. La folie fait parfois cela.
C'est ce qui rend vivant. Aimer malgré tout. Sans rien attendre.
Œuvres de Claudie Gallay