A deux, l'espace change. Le silence n'est plus du silence même si l'autre se tait.

À lire aussi de Claudie Gallay

Chaque vin que vous buvez doit vous rappeler un vin déjà bu, un parfum, une terre. De même que chaque chose que vous apprenez doit se rattacher à quelque chose que vous savez déjà. C'est ainsi que le savoir se construit.
Le chien, son plaisir, c'est de poser son museau entre ses cuisses et de renifler tout ce qui remonte. Le vieux le laisse faire, c'est une entente entre eux.
Les blancs repondent que l'homme est un mouton et que Dieu est le berger de tous. Ils veulent remplacer les dieux des Hopi par ce dieu-la. Quoyeteva éclate de rire. Il sait ce que les bergers font aux moutons.
Pourquoi faut-il que les dates aient tellement d'importance ?
L'amour est une île, quand on part on ne revient pas.
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Dans la même œuvre

Le vent ne siffle que lorsqu'il rencontre quelque chose. Un obstacle. Il ne siffle jamais sur la mer. L'espace le laisse silencieux.
Les vents qui soufflent les jours de tempête sont comme des tourbillons de damnés. On dit qu'ils sont des âmes mauvaises qui s'engouffrent à l'intérieur des maisons pour y prendre ce qu'on leur doit. On, c'est-à-dire ceux qui restent, les vivants.
Il y a toujours mille raisons pour s'enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile.
L'encombrement des greniers ressemble parfois à celui des mémoires.
Même leurs voix, j'ai oublié. Avant, quand je regardais leur photo, je me souvenais. Je les revoyais comme avant, quand ils étaient vivants. Maintenant, je les revois plus, j'ai l'impression qu'ils sont morts encore une fois.