Il l'a regardé, brusquement, un regard comme on trébuche.
❧
L'encombrement des greniers ressemble parfois à celui des mémoires.
◆
À lire aussi de Claudie Gallay
Les blancs repondent que l'homme est un mouton et que Dieu est le berger de tous. Ils veulent remplacer les dieux des Hopi par ce dieu-la. Quoyeteva éclate de rire. Il sait ce que les bergers font aux moutons.
Chaque vin que vous buvez doit vous rappeler un vin déjà bu, un parfum, une terre. De même que chaque chose que vous apprenez doit se rattacher à quelque chose que vous savez déjà. C'est ainsi que le savoir se construit.
Il y a deux façons de mourir. La première, et puis cette autre qui vient quand plus personne ne parle de vous. ... Celle-là est sans doute la plus insupportable.
Les mariages, c'est quand même pas triste comme les trous de tombes mais ça fait pleurer tout autant.
Dans la même œuvre
Le vent ne siffle que lorsqu'il rencontre quelque chose. Un obstacle. Il ne siffle jamais sur la mer. L'espace le laisse silencieux.
Les vents qui soufflent les jours de tempête sont comme des tourbillons de damnés. On dit qu'ils sont des âmes mauvaises qui s'engouffrent à l'intérieur des maisons pour y prendre ce qu'on leur doit. On, c'est-à-dire ceux qui restent, les vivants.
A deux, l'espace change. Le silence n'est plus du silence même si l'autre se tait.
Il y a toujours mille raisons pour s'enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile.
Même leurs voix, j'ai oublié. Avant, quand je regardais leur photo, je me souvenais. Je les revoyais comme avant, quand ils étaient vivants. Maintenant, je les revois plus, j'ai l'impression qu'ils sont morts encore une fois.