La tension entre les êtres, quoiqu'on fasse, c'est inéluctable.
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Il y a toujours mille raisons pour s'enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile.
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Quand on fait quelque chose, il faut comprendre pourquoi on le fait. C'est une question de liberté.
Il faut que les gens meurent pour comprendre à quel point on les aime. On cesse alors d'attendre d'eux et les choses deviennent plus faciles.
C'est ce qui rend vivant. Aimer malgré tout. Sans rien attendre.
Le temps était bas. Depuis trois jours, c'était comme ça, un espace sans lumière, lourd d'un silence qui rendait insupportable la présence des hommes. J'étais fatiguée. Incapable de marcher davantage. De davantage supporter la lande.
Dans la même œuvre
Le vent ne siffle que lorsqu'il rencontre quelque chose. Un obstacle. Il ne siffle jamais sur la mer. L'espace le laisse silencieux.
Les vents qui soufflent les jours de tempête sont comme des tourbillons de damnés. On dit qu'ils sont des âmes mauvaises qui s'engouffrent à l'intérieur des maisons pour y prendre ce qu'on leur doit. On, c'est-à-dire ceux qui restent, les vivants.
A deux, l'espace change. Le silence n'est plus du silence même si l'autre se tait.
L'encombrement des greniers ressemble parfois à celui des mémoires.
Même leurs voix, j'ai oublié. Avant, quand je regardais leur photo, je me souvenais. Je les revoyais comme avant, quand ils étaient vivants. Maintenant, je les revois plus, j'ai l'impression qu'ils sont morts encore une fois.