Œuvre

Dans l'or du temps (2006)

Il suffit de prononcer le nom, vous n'entendez pas? D'ans l'Océan, on sent la violence, le sel! On voit les phares. ... Toute l'importance des phares les jours de tempête.
Les chats, quand ils rêvent, c'est tout leur corps qui chasse.
Il y a deux façons de mourir. La première, et puis cette autre qui vient quand plus personne ne parle de vous. ... Celle-là est sans doute la plus insupportable.
Il y a deux façons de mourir. La première et puis cette autre qui vient quand plus personne ne parle de vous... Celle-là est sans doute la plus insupportable.
Il faut laisser la porte ouverte. La porte de l'intuition. Pour que tout circule. Entre puis sorte. C'est ainsi que doit se faire la relation entre toutes les choses.
La tension entre les êtres, quoiqu'on fasse, c'est inéluctable.
Savoir et croire qu'on ne sait pas, c'est le comble du mérite. Ne pas savoir et croire que l'on sait, c'est la maladie des hommes.
L'enfance ne se capture pas. Elle est dans l'enfant et elle meurt quand l'enfant grandit. Il faudrait empêcher l'enfant de grandir. La folie fait parfois cela.
Les blancs repondent que l'homme est un mouton et que Dieu est le berger de tous. Ils veulent remplacer les dieux des Hopi par ce dieu-la. Quoyeteva éclate de rire. Il sait ce que les bergers font aux moutons.
Les vieillards hopi sont semblables à ces arbres décharnés qui poussent sur les bords asséchés des rivières. Plus vivants. Pas encore morts.
Vous parlez sans savoir... Il faudrait penser à donner un peu d'épaisseur à votre vie.