Il faut que les gens meurent pour comprendre à quel point on les aime. On cesse alors d'attendre d'eux et les choses deviennent plus faciles.
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Il est des êtres dont c'est le destin de se rencontrer. Où qu'il soient. Où qu'ils aillent. Un jour ils se rencontrent.
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À lire aussi de Claudie Gallay
Les vieillards hopi sont semblables à ces arbres décharnés qui poussent sur les bords asséchés des rivières. Plus vivants. Pas encore morts.
Les vents qui soufflent les jours de tempête sont comme des tourbillons de damnés. On dit qu'ils sont des âmes mauvaises qui s'engouffrent à l'intérieur des maisons pour y prendre ce qu'on leur doit. On, c'est-à-dire ceux qui restent, les vivants.
Le temps était bas. Depuis trois jours, c'était comme ça, un espace sans lumière, lourd d'un silence qui rendait insupportable la présence des hommes. J'étais fatiguée. Incapable de marcher davantage. De davantage supporter la lande.
Les destin fait cela parfois. Il emporte. C'est comme cela. Sans issue. Des départs comme des massacres. Ceux qui restent pleurent. Ils s'en veulent.
Dans la même œuvre
L'amour est la chose la plus brutale qui soit. Tellement soudaine. Il faudrait pouvoir s'en protéger.
Chaque vin que vous buvez doit vous rappeler un vin déjà bu, un parfum, une terre. De même que chaque chose que vous apprenez doit se rattacher à quelque chose que vous savez déjà. C'est ainsi que le savoir se construit.
L'amour est la chose la plus brutale qui soit. Tellement soudaine. Il faudrait pouvoir s'en protéger, n'est-ce pas?
Il faut que les gens meurent pour comprendre à quel point on les aime. Il faut cela. On cesse alors d'attendre d'eux et les choses deviennent plus faciles.
Il est des êtres dont c'est le destin de se croiser. Où qu'ils soient. Où qu'ils aillent. Un jour ils se rencontrent.