Sieste d'avril, découvrons-nous de plusieurs fils.

À lire aussi de Chantal Dupuy-Dunier

Les poètes sont chiens de chasse, braves corniauds au regard éperdu de reconnaissance pour quelques mots jetés à leur gueule. C'est par la langue qu'ils respirent.
Même le temps meurt ; des dates sont gravées sur les tombes.
Juillet, mois féminin, aux jupes légères que soulève le vent, par jeu, sans penser à mal.
Le vieux parquet ciré se souvient d'anciens bals dont les danseurs sont morts. Leurs cavalières tournent aux bras du ciel, taille serrée dans leur robe à trois temps.
Jamais, c'est comme toujours, mais à l'envers en quelque sorte, un toujours pas optimiste, on dirait comme ça!
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Dans la même œuvre

Le phare d'Alexandrie ne délivre plus qu'à des poissons aveugles des rêves de lumière, mais ses pierres éboulées leur servent d'abri.
Le rêve de la lumière brille-t-il moins que la lumière?
Les maisons passent de mains en mains, d'histoires en histoires, jusqu'à l'avènement des ruines. Curieusement, on les nomme demeures.
Ce matin, la maison, un volet ouvert, un volet fermé, cligne de l'oeil au soleil.
Dès que l'enfant articule Tu es, il formule le meurtre d'Abel, l'arrêt de mort primitif de l'Autre.