Les bras du lierre soutiennent les arbres à mourir. Beauté hypocrite du geste.

À lire aussi de Chantal Dupuy-Dunier

Un lapin blond vénitien caracole sur le sentier des douaniers, lapin des mers, cul blanc couleur d'écume.
Sur la marelle des rues, nous avons joué, un peu. La fête ne fut pas assez longue. Les disques s'enrayent. On démonte les manèges.
Chacun de nos pas met en mouvement un film accéléré de sauterelles et de grillons. De quel monde sommes-nous les insectes?
Corbeaux, flocons noirs au faîte des arbres nus. Serrés dans leurs ailes étoffées par le froid.
Les maisons passent de mains en mains, d'histoires en histoires, jusqu'à l'avènement des ruines. Curieusement, on les nomme demeures.
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Dans la même œuvre

Le phare d'Alexandrie ne délivre plus qu'à des poissons aveugles des rêves de lumière, mais ses pierres éboulées leur servent d'abri.
Le rêve de la lumière brille-t-il moins que la lumière?
Les maisons passent de mains en mains, d'histoires en histoires, jusqu'à l'avènement des ruines. Curieusement, on les nomme demeures.
Ce matin, la maison, un volet ouvert, un volet fermé, cligne de l'oeil au soleil.
Dès que l'enfant articule Tu es, il formule le meurtre d'Abel, l'arrêt de mort primitif de l'Autre.