Ma mère surtout était croyante. J'ai fait tout le parcours : communion, confirmation… Avec le recul, je ne le regrette pas. Ça m'a appris les bases du respect, de la politesse et de la bienséance.
❧
J'adore la Bretagne, et surtout les Côtes d'Armor. C'est vraiment un beau pays. D'ailleurs, je suis un peu breton par mon nom : Hervé. À mon époque, on se comptait sur les doigts d'une main. Et j'étais fier de mon prénom car il n'y en avait pas beaucoup. J'aime le côté indépendant et rock des Bretons !
◆
À lire aussi de Dick Rivers
Il ne faut jamais se prendre au sérieux, et toujours remettre le couvert. Chaque fois que je fais un nouveau disque, j'ai l'impression que c'est le premier.
J'ai depuis toujours beaucoup d'émotions de scène. J'ai toujours le trac, je suis un éternel débutant, ce qui explique ma longévité. J'ai toujours le désir de plaire. Plus le public est chaud, plus l'artiste donne.
Je suis plutôt quelqu'un du centre, mais certains jours, le mot social me les gonfle. Regardez les Britanniques, ils ont peut-être détesté Thatcher, mais ils reconnaissent aujourd'hui ce qu'elle a fait pour leur économie.
J'ai eu pour ma part la chance énorme d'avoir rencontré des gens fabuleux, qui m'ont fait avancer, au contact desquels j'ai grandi. J'adore apprendre, moi. Comme je dis souvent, j'ai été aussi ravi de rencontrer Edith Piaf et Georges Brassens qu'Elvis Presley et les Beatles. J'en étais aussi fier, et cela m'a construit tout autant.
Dans la même œuvre
Aujourd'hui, tout est dit Rock, alors on ne voit plus bien ce que c'est… Non depuis Téléphone, je ne vois pas bien… Quand j'ai envie de me faire plaisir, j'écoute Creedence Clearwater Revival. Je préfère écouter ça.
e suis né sur scène, c'est la scène qui m'a fabriqué. On est tombés à une époque où ça marchait du feu de dieu. Tout était basé là-dessus. Et on y revient, parce que plus personne ne vend de disque… ou alors il faut être mort.
J'adore la Bretagne, et surtout les Côtes d'Armor.
Johnny m'avait dit : tu sais, on a tous voulu s'appeler Dick Rivers. Pour ce personnage du film Loving you… Il faut se rendre compte que c'était notre livre de chevet à l'époque, avec cette musique révolutionnaire. Mais le nom, bon, c'était un peu un hasard, je n'ai pas cherché pendant des heures. Ce qui nous plaisait, nous, c'était d'avoir un nom anglophone. Les « Chats Sauvages », comme les « Chaussettes noires » pour Eddy Mitchell, ça nous a été imposé. Mais on nous aurait demandé de prendre un coup de pied au cul on l'aurait fait, tellement on aimait cette musique.
Le Rock est mort le jour où Elvis est parti à l'armée. Après, oui, il y a la récup par des groupes anglais, et ils ont fait du bien à cette musique, sans doute. J'étais plus Rolling Stones que Beatles d'ailleurs. Bon… je déteste la nostalgie, mais j'ai vécu une période extraordinaire dans tous les domaines de la créativité. Tous les jours il se passait quelque chose. Jusqu'au début des années 70. Aujourd'hui…