Je n'aime pas la nostalgie. Ou alors, quand on le fait au deuxième degré, sous forme de clin d'œil. Car ce qui est passé est passé. Ce qui compte, pour moi, c'est aujourd'hui et demain.
❧
Je suis plutôt quelqu'un du centre, mais certains jours, le mot social me les gonfle. Regardez les Britanniques, ils ont peut-être détesté Thatcher, mais ils reconnaissent aujourd'hui ce qu'elle a fait pour leur économie.
◆
À lire aussi de Dick Rivers
La première fois que j'ai mis les pieds en Amérique, c'était au Québec. C'était en 1965 et c'est ici que j'ai vu ma première Cadillac, ma première Mustang, mangé mon premier smoked meat et mon premier hamburger et vu mon premier gros building. Pour un Français américanophile comme moi, c'était l'idéal. à un point tel que plus tard, lorsque je suis enfin allé à New York, j'ai été presque déçu. Le choc de la découverte, je l'avais vécu à Montréal.
Vous savez, ma vie est très compliquée : tous les dix ans, il y a une nouvelle génération qui me découvre, et se met à me suivre ; je suis donc obligé d'en tenir compte dans mes tours de chant.
J'ai eu pour ma part la chance énorme d'avoir rencontré des gens fabuleux, qui m'ont fait avancer, au contact desquels j'ai grandi. J'adore apprendre, moi. Comme je dis souvent, j'ai été aussi ravi de rencontrer Edith Piaf et Georges Brassens qu'Elvis Presley et les Beatles. J'en étais aussi fier, et cela m'a construit tout autant.
En vérité, je suis né sur scène. J'ai commencé j'avais 15 ans. J'ai sorti mon premier disque en 1961, aussi je fais partie de cette génération qui se devait de faire de la scène. Par la suite, certains ont pu avoir du succès sans en faire mais nous, on nous a mis tout de suite devant un public. Cela fait donc partie de mes racines, peut-être même de mes gênes.
Dans la même œuvre
Johnny table énormément sur la dimension spectacle, sur le feu d'artifice et les effets. Un spectacle de Johnny, c'est comme le 14 juillet. Alors que pour moi, ce qui compte, c'est la musique. Et c'est pour ça, et je le dis sans prétention, que ce que je fais est plus intéressant musicalement que ce que fait Johnny. Disons qu'il existe entre Johnny et moi la même différence qu'entre Aznavour et Bécaud. Lui, serait plus Aznavour alors que moi, je suis plutôt Bécaud.
La première fois que j'ai mis les pieds en Amérique, c'était au Québec. C'était en 1965 et c'est ici que j'ai vu ma première Cadillac, ma première Mustang, mangé mon premier smoked meat et mon premier hamburger et vu mon premier gros building. Pour un Français américanophile comme moi, c'était l'idéal. à un point tel que plus tard, lorsque je suis enfin allé à New York, j'ai été presque déçu. Le choc de la découverte, je l'avais vécu à Montréal.
Dans l'esprit des Français, je suis toujours associé à Eddy et Johnny. Je fais partie des dinosaures.