Œuvre
Interview à L'Alsace parue le 17 octobre 2018
Je n'aime pas la nostalgie. Ou alors, quand on le fait au deuxième degré, sous forme de clin d'œil. Car ce qui est passé est passé. Ce qui compte, pour moi, c'est aujourd'hui et demain.
Il ne faut jamais se prendre au sérieux, et toujours remettre le couvert. Chaque fois que je fais un nouveau disque, j'ai l'impression que c'est le premier.
Je suis un véritable interprète. Et ma chance, c'est de puiser dans le génie des autres. S'il y a une étincelle qui se fait et qu'il y a une envie de collaborer, cela peut déboucher sur un album. Je me nourris de ces rencontres avec d'autres musiciens. Mais là, dernièrement, il n'y a pas eu cette étincelle.
J'ai toujours été avant-gardiste. En 1968, j'ai travaillé avec Gérard Manset, alors qu'il était « hors-la-loi ». J'ai aussi collaboré avec Alain Bashung, Benjamin Biolay, Joseph d'Anvers, etc. Ils m'apportent énormément. Je ne me complais pas avec des gens de ma génération.