Je suis un véritable interprète. Et ma chance, c'est de puiser dans le génie des autres. S'il y a une étincelle qui se fait et qu'il y a une envie de collaborer, cela peut déboucher sur un album. Je me nourris de ces rencontres avec d'autres musiciens. Mais là, dernièrement, il n'y a pas eu cette étincelle.

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Johnny m'avait dit : tu sais, on a tous voulu s'appeler Dick Rivers. Pour ce personnage du film Loving you… Il faut se rendre compte que c'était notre livre de chevet à l'époque, avec cette musique révolutionnaire. Mais le nom, bon, c'était un peu un hasard, je n'ai pas cherché pendant des heures. Ce qui nous plaisait, nous, c'était d'avoir un nom anglophone. Les « Chats Sauvages », comme les « Chaussettes noires » pour Eddy Mitchell, ça nous a été imposé. Mais on nous aurait demandé de prendre un coup de pied au cul on l'aurait fait, tellement on aimait cette musique.
Le vrai rock'n'roll, j'en fais ce moment sur scène pour mon plaisir et celui du public, j'espère, mais pour dire la vérité, celui qui a bercé ma prime jeunesse, n'existe plus, il n'y en a plus.
Je n'aime pas la nostalgie. Ou alors, quand on le fait au deuxième degré, sous forme de clin d'œil. Car ce qui est passé est passé. Ce qui compte, pour moi, c'est aujourd'hui et demain.
La première fois que j'ai mis les pieds en Amérique, c'était au Québec. C'était en 1965 et c'est ici que j'ai vu ma première Cadillac, ma première Mustang, mangé mon premier smoked meat et mon premier hamburger et vu mon premier gros building. Pour un Français américanophile comme moi, c'était l'idéal. à un point tel que plus tard, lorsque je suis enfin allé à New York, j'ai été presque déçu. Le choc de la découverte, je l'avais vécu à Montréal.
Dans l'esprit des Français, je suis toujours associé à Eddy et Johnny. Je fais partie des dinosaures.
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Je n'aime pas la nostalgie. Ou alors, quand on le fait au deuxième degré, sous forme de clin d'œil. Car ce qui est passé est passé. Ce qui compte, pour moi, c'est aujourd'hui et demain.
Il ne faut jamais se prendre au sérieux, et toujours remettre le couvert. Chaque fois que je fais un nouveau disque, j'ai l'impression que c'est le premier.
J'ai toujours été avant-gardiste. En 1968, j'ai travaillé avec Gérard Manset, alors qu'il était « hors-la-loi ». J'ai aussi collaboré avec Alain Bashung, Benjamin Biolay, Joseph d'Anvers, etc. Ils m'apportent énormément. Je ne me complais pas avec des gens de ma génération.