A l'adolescence la mouche du rock'n'roll m'a piquée ! À la fin des années 50, l'American way of life a fait irruption sur la Côte d'Azur. Il y avait les films, bien sûr. Tous les garçons voulaient ressembler à James Dean dans La Fureur de vivre ou à Marlon Brando dans L'Équipée sauvage.
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Il ne faut jamais se prendre au sérieux, et toujours remettre le couvert. Chaque fois que je fais un nouveau disque, j'ai l'impression que c'est le premier.
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J'ai depuis toujours beaucoup d'émotions de scène. J'ai toujours le trac, je suis un éternel débutant, ce qui explique ma longévité. J'ai toujours le désir de plaire. Plus le public est chaud, plus l'artiste donne.
Je suis un véritable interprète. Et ma chance, c'est de puiser dans le génie des autres. S'il y a une étincelle qui se fait et qu'il y a une envie de collaborer, cela peut déboucher sur un album. Je me nourris de ces rencontres avec d'autres musiciens. Mais là, dernièrement, il n'y a pas eu cette étincelle.
En vérité, je suis né sur scène. J'ai commencé j'avais 15 ans. J'ai sorti mon premier disque en 1961, aussi je fais partie de cette génération qui se devait de faire de la scène. Par la suite, certains ont pu avoir du succès sans en faire mais nous, on nous a mis tout de suite devant un public. Cela fait donc partie de mes racines, peut-être même de mes gênes.
e suis né sur scène, c'est la scène qui m'a fabriqué. On est tombés à une époque où ça marchait du feu de dieu. Tout était basé là-dessus. Et on y revient, parce que plus personne ne vend de disque… ou alors il faut être mort.
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Je n'aime pas la nostalgie. Ou alors, quand on le fait au deuxième degré, sous forme de clin d'œil. Car ce qui est passé est passé. Ce qui compte, pour moi, c'est aujourd'hui et demain.
Je suis un véritable interprète. Et ma chance, c'est de puiser dans le génie des autres. S'il y a une étincelle qui se fait et qu'il y a une envie de collaborer, cela peut déboucher sur un album. Je me nourris de ces rencontres avec d'autres musiciens. Mais là, dernièrement, il n'y a pas eu cette étincelle.
J'ai toujours été avant-gardiste. En 1968, j'ai travaillé avec Gérard Manset, alors qu'il était « hors-la-loi ». J'ai aussi collaboré avec Alain Bashung, Benjamin Biolay, Joseph d'Anvers, etc. Ils m'apportent énormément. Je ne me complais pas avec des gens de ma génération.